raphael.yvel@gmail.com
 

Téléphone Montréal :

1 514 485 9274

Téléphone Paris :


​​

Raphael A. LEVY

mes pensées & hommages à...

 PAPA, MAMAN, mes enfants DÉBORAH & MICHAËL​, mon frère gilbert

Je ne m'y connais pas trop en informatique mais  JE SAIS FAIRE DU PAIN !

​​​​

  • 2:49

Ne pas obtenir ce que l’on désire, est parfois un merveilleux coup de chance !


Si Dieu existe, il est dans le regard des enfants.


Le bonheur, c’est d’avoir toujours quelque chose à faire, de toujours échafauder des projets.


Un rêve, dites-vous ? Il ne faut jamais renoncer à un rêve !
C’est par le rêve que l’homme a bâti sa grandeur.


Pour un artiste, toute éventualité est une possibilité.
Pour les gens raisonnables, une possibilité n’est qu’une éventualité.

La patience ne se compte ni en heures, ni en années,
Elle est un état d’âme permanent.

Quelquefois il faut oser devancer son rendez-vous avec le bonheur.

Si la raison n’admet pas la folie, elle souffrira de mille tortures.

La vérité libère, si dure, si cruelle soit-elle : elle abolit le malentendu et le mensonge.

L’enfer n’est ni dans les cieux, ni dans l’imaginaire.
Mais sur terre, là où certains hommes se chargent de le créer pour les autres comme pour eux-mêmes.

Le bonheur, le malheur ? C’est le miel et le sel. Certaines personnes se nourrissent de miel comme d’autres de sel. Tous s’en accommodent. Vous croyez, naturellement, que le bonheur c’est le miel... Ne vous mettez pas en tête de faire découvrir la route du miel à celui qui se plaint de n’avoir connu que le sel. Vous serez surpris : soit qu’il vomisse la première cuillerée de miel, soit qu’il vous frappe et retourne en courant à sa mine de sel.  Pour faire court, sachez-le, il y a des gens qui n’aiment vivre que par le malheur.

L’espoir, c’est le parfum de la vie, le baume de la solitude.

La beauté, la perfection, c’est aussi l’agencement subtil de plusieurs petites imperfections.

Il y a beaucoup à apprendre de la vie, même de la bêtise humaine quand elle est quelquefois émouvante. Mais la bêtise alliée à la méchanceté, voilà le pire.

Nul ne sait quel trajet il lui faudra parcourir pour connaître où est sa véritable place. Nul ne peut prévoir le long chemin qu’il devra parcourir pour trouver son havre de paix.

Le destin est une partie d’échecs qu’il faut espérer gagner, quel que soit le temps qu’on y consacre.

De petite malchance en petite malchance, peut-être finirai-je par rencontrer la chance.

À une certaine Orly : J’espère que votre intelligence et votre beauté sont proportionnels à votre silence et votre mystère.

La vie, c’est moi, quand j’ai des hauts et des bas.

Affronte les problèmes de ta vie, un à un. Qu’ils soient pour toi, chaque fois, un défi à relever.

Le destin de toute femme et de tout homme devrait être celui d’un arbre de vie. S’ils ne dispensent pas, à d’autres, ce qu’ils ont de meilleur, comme l’arbre dispense ses fruits, ils sont des arbres desséchés et leur existence est vaine.

Une projet qui n’est pas mis en chantier ne perd rien de sa valeur. Un échec pourrait être une réussite remise à plus tard.

Ceux qui n’ont vraiment, mais vraiment pas de chance sont très rares. Mais ceux qui gagnent à la loterie sont aussi rares. Être toujours malchanceux, c’est toujours gagner à la loterie en sens inverse.

Quand on rencontre son havre de paix, on ne lui demande pas son âge.

Certaines personnes sont égoïstes au point de ne même pas donner ce qui ne leur coûte rien !

Mon ami Luc Durand, acteur de talent et homme lucide, est décédé subitement. Il avait demandé à être incinéré. En passant devant un jardin, j’ai réalisé que nous ne valons pas plus qu’une poignée de terre, que nous ne sommes finalement que quelques grammes de cendres. Montréal, 17 septembre 2000.

Vous m’avez mis à la poubelle
Parce que vous vous êtes crues éternelles.
Et voilà que ma réussite
Vous donne la sinusite.

Savoir écrire c’est savoir se corriger.


Octobre 2000, à Ilann mon neveu :
Tu sais mon roman, « L’homme qui voulait changer le monde » est une fresque titanesque, je ne me doutais pas de la difficulté du sujet et de l'ambition de l'entreprise. Mais en y travaillant plus de 8 heures par jour, j'avance à pas de géant... Mais je reviens inlassablement sur ce qui est écrit, afin de nettoyer les éclaboussures du géant et de gommer la brutalité de ses empreintes. J'aime, j'aime, j'aime... Le moment où -je ne sais quelle impulsion m'a décidé de m’y mettre- était « le moment ».  Comme quoi, on n'est pas toujours maître du choix de ses décisions.

Je suis cet arbre qui pleure de ne pas donner de fruits, parce qu’aucune pluie ne vient l’arroser.


Hier, un dimanche d'été 2003, mon ami Pierre Lasry m’a invité à une soirée.
Ballade de quartier et restaurant. Il y avait deux femmes, son épouse et sa belle-soeur. De belles femmes, mères aux yeux clairs, au regard aussi limpide que l’eau d’un lac sous le ciel.
J’aurais eu la folle envie de me réfugier dans leurs bras et de pleurer toute la solitude et la tristesse qui sont mes compagnes depuis plusieurs mois... bien que nécessaires et salutaires pour le roman que j’écris. Rentré chez moi, j’étais plein d’une énergie nouvelle et d’un espoir rédempteur.
Pierre, je n’ai pas encore lu ton roman, pour les raisons que tu sais. Mais cela ne me prive pas de la joie, de la sérénité qui me réconfortent à te savoir si près de moi, cela n’altère en rien ton talent d’être humain, ta belle et noble rigueur, ta foi et ta persévérance dans ton travail d’écrivain et de penseur.Tapez votre paragraphe ici.



Mieux vaut le repentir d’un ennemi que la trahison d’un ami.

Certains matins, je suis triste et déçu de me réveiller, sachant que le combat inégal n’est pas terminé contre cette putain de destinée. Puis un chant d’oiseau, un rayon de soleil ou le rire d’un enfant me font découvrir que la vie, malgré toutes ses vicissitudes, vaut la peine d’être vécue.

Certaines âmes désespérées sont prêtes à croire en n’importe quoi.

J’essaie de ne plus m’exposer, donc de ne plus me rapprocher de ceux  qui m’ont gravement atteint.

La valeur d’un homme se mesure à sa grandeur, face à l’échec. Au lieu de se dire : j’ai des problèmes, disons-nous : j’ai les solutions.

L’imagination c’est tout ce qui existe et qu’on n’a pas encore trouvé, car on ne peut imaginer ce qui n’existe pas déjà.

Il y a de très jolies fleurs dépourvues de parfum. Il y a des diamants qui n’ont pas trouvé leur écrin. Et il y a des  femmes sans hommes dignes de les aimer.

Il est des systèmes pervers qui consistent à reprendre ce qui est donné en donnant l’impression  qu’ils ont encore donné.

Mais où donc trouves-tu cette détermination ? Que sais-je ? Et cette herbe qui pousse dès le matin sans avoir été arrosée ?
 
Si quelque chose est destinée à être dévastée, autant ne pas assister à sa création.

Gloire à vous mes frères et mes sœurs, qui traversez le désert avec quelques onces d’eau pour toute réserve, quand d’autres se baignent dans des lacs.

La plus belle chose qui soit au monde, à l’exemple de l’Univers, c’est cette belle mécanique d’Équilibre et de Justice.


Il y a chez certains sots et certains imbéciles cette faculté de dire des choses intelligentes.

On se grandit soi-même dans l’admiration et le respect de l’autre.

Il est des douleurs et des blessures dont on ne  guérit jamais. Elles sont comme autant de cicatrices pas tout à fait insensibilisées.

Je préfère être une biche craintive qu’un porc qui se vautre avec courage et plaisir dans sa boue.

Je suis proche de la sensibilité d’Albert Camus, mais bien loin de son génie analytique et politique.

Il est des amours silencieuses plus puissantes que des passions exubérantes. Un amour qui se tait n’est pas un amour qui meurt.

Le soir quand j’observe le ciel, les étoiles sont d’autant de promesses d’éternité, d’autant de compagnes esseulées qui se joignent à ma solitude. Elles me disent : Nous sommes seules mais non égarées...

Vous me demandez si je suis heureux? Mais ne pas être malheureux, c’est déjà une immense entreprise!

                                                                                           * * *
Le destin est une girouette agitée par les caprices du vent.

Il n’est de pire gâchis que de ne pas dispenser son amour à quelqu’un d’autre. Non pas pour recevoir mais pour donner. Un arbre fruitier dont les fruits pourriraient sans que personne n’en profite, n’est-ce pas une calamité ?

Il y a des rencontres que je qualifierais de surnaturelles. Cette jolie femme assise en face de moi, dans le train qui me mène de Londres, depuis l’aéroport Heathrow et à qui je demande si je suis sans le bon train… La quarantaine, blonde, le visage étonnamment jeune et régulier, cheveux lâchés. Le genre d’apparition qui vous ferait la suivre au bout du monde, sans crainte, comme si elle vous était destinée, comme si vous étiez faits l’un pour l’autre. A cause du sourire qu’elle vous a adressé.

S’il est absurde de se révolter contre le destin, il est naturel, impérieux de lui faire front, de se mesurer avec lui, de lui tenir tête et d’utiliser sa force à bon escient, comme ce lutteur qui utilise l’attaque élan de son adversaire contre lui et annihile le vecteur de sa force.

Bien entendu, tout le monde veut aimer… Encore faut-il en avoir les ressources et la capacité. Aimer, c’est aimer l’autre avant de s’aimer soi-même.

Oui, la douleur comme la souffrance s'amenuise, lorsqu'on parvient à localiser la source du mal. Je crois y être parvenu, c'est déjà le 3/4 du chemin de fait sur la voie de la guérison et du renouveau. Bien à toi et à très vite, cher ami homme d'expérience et de sagesse, Raphaël.

La vie ne nous est pas donnée, mais prêtée.

Accepter de mourir, alors que l’on se sait atteint d’une maladie grave, c’est faire preuve d’humilité et de sagesse, c’est ne pas se croire immortel et d’accepter de rejoindre dans l’au-delà ou dans l’inconnu ceux qui nous ont précédés. L’acceptation de notre fin, c’est la sérénité ultime. C’est ce que j’ai ressenti lorsqu’en juin 2006, j’étais atteint d’un infection nosochomiale à la colonne vertébrale.

Un miracle ne frappe jamais deux fois à la même porte...

La solitude de la pierre précieuse...

Si avant de mourir, l’existence ne me place pas au moins un jour à ma véritable place, alors je crois que je crains de devoir la renier dans mon dernier souffle et ce serait la pire des déceptions.

Dans notre solitude, il y a des univers en soi, prisonniers de nous-même, et que personne ne viendra jamais découvrir.

                                                                                            *

À propos de la parution de mon roman, L’HOMME QUI VOULAIT CHANGER LE MONDE…

Ah, misère de misère!  De mon impossibilité d’intéresser les « grands médias » à mon roman. Les raisons ? Plusieurs hypothèses : Jalousie, les chroniqueurs sont conscients de leur puissance et de leur incidence sur le succès du livre dont ils vont parler. Ils seraient à l’origine du succès d’un inconnu ? Inconnu il est, inconnu il restera. Manque de générosité. D’autant plus que lors de mes approches je commets l’impudence de leur envoyer les appréciations de mes lecteurs et de quelques critiques littéraires, dithyrambiques. Mon nom, doublement « objectant » juif d’origine et français de culture ? Mais alors, pourquoi ces mêmes gens parlent-ils de ces écrivains à succès ? Ah, mais voilà, ce ne sont pas eux qui les ont « découverts » et il faut bien alimenter et remplir leur grille de programmes, leurs colonnes de presse. Ne pas en parler n’empêchera pas ce livre de poursuivre dans sa célébrité. Dans la plupart des cas, ils ne peuvent rien faire pour descendre ce livre, ils emboîtent donc le pas. Des moutons de panurge : on en parle ailleurs, alors moi aussi j’en parle, pour être dans le coup et dans l’actualité. Je ne veux pas paraître con par rapport à tel autre critique célèbre et dire le contraire de ce qu’il en a dit.
Il n’y a plus de place dans la couverture médiatiques. Tout est pris, réservé d’avance, par les « people » ou les nouveau romanciers pistonnés, parrainés. Plus les mois passent et plus je considère qu’il est dommage que mon public potentiel ne soit pas mis au courant de mon roman, qui est un véritable manifeste, pertinent et brûlant d’actualité, un chant d’espoir pour la concorde de l’humanité.
Ah la la, Radio Canada… Toutes ces émissions culturelles, à la radio, à la Télé… Des orgies littérales de discussions littéraires… Je les écoute, dans ma solitude, moi qui n’ai nullement de place dans ces milliers d’heures de bavardage. J’ai appelé, écrit à tous ces ténors d’animateurs, en vain. Ils se repaissent de livres et de littérature, dans des rires, etc… Je leur ai envoyé des extraits de textes de mon livre, de critiques littéraires, d’opinions de lecteurs, tout ce qui reflète leurs propres valeurs humanitaires et littéraires… En vain. Je n’existe pas. Marie France Bazzo qui s’extasie qu’Untel (abonné à toutes les émissions littéraires, d’actualité et autres) « ait la gentillesse de venir parler au public de son nouveau roman. »
J’ai quelquefois honte de paraître, à mes propres yeux, un mendiant. Serait-ce de la paranoïa que se poser ces deux questions : 1) Les journalistes québécois, tous, se sont-ils donné le mot pour ignorer à ce point, jusqu’aux journaux gratuits qui jonchent les rues et les couloirs des métro pour se retrouver le jour même à la poubelle ? Je ne vaux même pas d’être mis à la poubelle ? 2) Pourquoi suis-je à ce point indésirable ? Sur une liste rouge ?
Une journaliste animatrice de Radio Canada a été « piégée » selon son propre cri du cœur en lisant mon roman en trois soirs, malgré son manque de disponibilité. Elle m’écrit, l’inconséquente :
Mr Lévy, j'ai adoré votre roman, je l'ai lu en 3 jours à travers mes activités et l'ai prêté a un collègue (le mari de Marie-France Bazzo) qui partait à Paris vendredi dernier. Je lui ai fortement recommandé de lire votre livre. Jusqu'à maintenant je n'ai vu aucune couverture de presse sur votre ouvrage, mais j'ai aimé le mélange des genres et c'est très bien écrit, on marche complètement dans cette fiction. On aimerait bien avoir les talents de votre héros!!! Un croisement de Harry Potter pour adultes avec des références à l'actualité et à l'état du monde.  Franchement votre livre devrait marcher et trouver son public. J'en parle autour de moi. Au plaisir et merci de me l'avoir fait découvrir.
Elizabeth Gagnon, Radio-Canada, animatrice-réalisatrice, Première Chaîne (Des idées plein la tête)

                                                                                                     *
J’ai commencé à lire deux romans, de Guillaume Musso et de Weber. Hélas, c’est désespérant de voir à quel point la littérature contemporaine a pris un chemin déplorable, chemin sur lequel elle mène les lecteurs, un peu comme on nourrit des gens avec des pizza « all dressed ». Ce que j’y découvre, c’est une recette littéraire de chiqué, de formatage, de surenchère dans des trucs d’écriture et non de style. De la poudre aux yeux, des effets clinquants, des ellipses masquant une difficulté de description. Je laisse tomber la lecture et poursuis comme un étudiant assidu et sérieux la rédaction de mon « David ». Il n’y a qu’une bonne littérature,  quel qu’en soit le genre, celle qui ne trompe pas son lecteur, celle qui lui en donne pour son temps.

Nous savons que très loin de nous, des étoiles naissent chaque jour. Très près de nous, un enfant naît toutes les 6 secondes.

La vengeance ne lave pas l’opprobre ni ne guérit la blessure.

Condamné à vivre…

Cette intelligence qui sclérose le cœur, qui déshumanise… Cette littérature exsangue qui séduit ces intellos qui se masturbent le cerveau de phrases « bien » tournées.


À 70 ans, l’âge où beaucoup sont partis ou s’apprêtent à le faire, leur vie finie, moi j’ai l’impression de ne l’avoir pas commencée. L’on me donne 52 ans et prédit que je vivrai centenaire et en bonne santé… Cinquante longueurs de piscine, tous les jours, une alimentation saine, pas de tabac, pas d’alcool, beaucoup de soucis et de réflexions, ça aide !

Les êtres humains sont comme le vin, certains se bonifient avec le temps et d’autres s’aigrissent comme du vinaigre. C’est ce que veut dire « bien vieillir » ou « mal vieillir ».


J'ai réalisé qu'avec le temps, chez certains amis et membres proches de ma famille, il n'y avait que le corps qui vieillissait, qu'il n'y avait pas que l'arthrose des os, mais aussi l'arthrose du cerveau. Hélàs.

La  profonde conscience de soi est la plus grande force qui soit.

D’accord, j’ai  raison mais parce que je suis conciliant, intelligent et généreux, je te laisse sous-entendre que tu n’as pas tout à fait tort. Puis peu à peu que nous avons tort ou raison tous les deux, puis peu à peu c’est toi qui a raison. Et les vérités sont inversés comme les rôles. Celui qui a raison se retrouve avoir tort à cent pour cent…

Il n’est de pire destin que de ne pas se réaliser et de ne pas être là où l’on devrait être.

Les cracheurs dans la soupe et les chiens qui mordent la main de leur maître sont plus nombreux que l’on ne pense. Chez l’élite intellectuelle française, vis-à-vis d’Israël et de l’Amérique pro israélienne.

Il peinait dans le désert, semblable à un animal assoiffé, flairant désespérément un espoir de rosée…

Le credo des égoïstes est qu’ils ne veulent pas que les autres partagent leur propre bonheur avec eux, ils ne veulent pas prendre part au bonheur des autres. Leur bonheur personnel, seul, leur suffit.

Dans les gènes de l’homme, il y a celui qui aime son tyran et qui crache au visage de celui venu le libérer.

Le soleil investit toute la surface du ciel. Il fallait soit fermer les yeux, soit lui tourner le dos.

L’ovale du visage était parfait, il n’y avait ni creux ni bosses, là où il devraient s’en trouver pour les yeux, le nez et la bouche…

La vérité est insubmersible, comme ces objets qui toujours refont surface.

Les pédophiles sont les saccageurs et les profanateurs de l’innocence. Un venin qui prend parfois d’allure d’une normalité. Une malédiction pour ceux qui se trouvent sur leur chemin.

Il  y a trois personnage en nous : celui que nous croyons être, celui que les autres croient que nous sommes et le troisième celui qui se situe entre les deux et qui n’est ni l’un ni l’autre.

En partie utilisé dans mon roman en cours d’écriture, David :

Le ciel miroir argenté d’un côté, gris et bas au-dessus de moi, pluvieux et menaçant. A droite, de l’argent coulé aveuglant, d’une blancheur de fournaise blanche, tinté d’un soupçon de rose, éclaire les façades des immeubles et des maisons en leur confinant une dorure rosée. Derrière un tapis molletonneux de nuages bas, gris, gris mauve, avec des percées blanches, bleu pâle. Des glacis superposés. Plomb, or, le soleil filtre et arrose la terre de sa pluie d’or bienfaisante. Dans le noir, on est soudain ébloui par une lumière qui jaillit en symphonie d’or, d’argent et d’étain.

Deux grandes déceptions dans ma vie auront été la trahison de mon épouse et ensuite celle de ma sœur et de ses enfants.

Il avait la démarche d’une grenouille qui se serait dressée sur ses pattes arrières pour marcher. Ses pattes avant se balançaient comme celles que feraient un batracien. Je regardai son ventre et il était bombé, ceinturé par un bourrelé qui allait d’une cuisse à l’autre. Je levai alors les yeux sur son visage et je fus sidéré de voir encore une tête de grenouille, avec des lunettes globuleuses. Ses cheveux  plantés bas sur le front étaient ramassés en une touffe sur sa nuque. Cet homme scandait ses pas, souriant, heureux.

Il y a une volonté bien arrêtée, dans le monde occidental ou autre, de creuser un fossé entre le riches et les pauvres, créer un fossé, devrons-nous dire. Exemple le pétrole dont le coût augmente de façon vertigineuse. Il n’y en a pas pour tout le monde ? Alors qu’il soit réservé aux nantis, eux il pourraient payer 5, 10, 100 fois le prix. Il y en aura toujours pour eux mais pas pour ceux qui ne pourront pas le payer. Sélection naturelle ? Consommation naturelle ? Retour à la case départ, au temps ou tout le monde ne pouvait acheter une voiture. Nouveau départ, invention de nouvelles voitures sans essence ? Les premières seront hors de prix et il faudra attendre 50 ans pour qu’elles se démocratisent. Eternel recommencement.

Lorsque ta douleur aura irrigué tes pores, une à une, alors elle te sera comme une seconde peau qui recouvrira la première, et d’autres s’y superposeront, et ta vie ne sera plus que strates de peine et de joie, de misère et de richesse.

J'ai écrit le roman de mon enfance, sur Alger. L'ai bien connu la grande famille des Cherki, notamment Joseph (le fils d'Aizer). J'y raconte un épisode de la synagogue de l'impasse Boutin (Rabbins Habib, Kamoun,) et la bataille entre les Cherki et une autre famille pour l'achat d'un Sépher Torah. Claude, le fils de Joseph, était le PDG des Éditions du Seuil, voici de cela 3 ans. Je l'ai contacté ai proposé de le rencontrer, lui ai envoyé le manuscrit. Silence et refus, snobisme. Pas digne de l'humilité de sa famille. Se serait-il converti au Christianisme, ou au dédain qui caractérise les  chefs d'entreprises français?

La doxa médiatique, l'ensemble - plus ou moins homogène -d'opinions confuses ou non- de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement : "Tout ce qui est riche et fort est mauvais et injuste, tout ce qui est pauvre et faible est juste et bon".

La sauterelle sur des talons aiguilles, ventre plié, mince comme une aile de libellule, cuisses jambes et bras minces comme les brindilles pattes de sauterelle.

Je passais devant l’un de ces hôtels huppés de Montréal, véritable citadelle du luxe et de richesse, à $1000 et plus la nuit. Je remarquais l’aisance et l’élégance de la clientèle qui y entrait et en sortait, la nonchalance surtout. Puis je regardais le parterre de fleurs, par beau temps d’été. Un vent doux et frais s’éleva et je sentis une agréable odeur de fleurs… Mais en croisant plusieurs femmes qui étaient dans les parages et en passant très près de l’une d’elle, je compris que la fragrance ne venait pas des petites et rases fleurs, mais du bouquet de femmes parfumées.

Me promenant sur la rue Saint Catherine, au centre ville de Montréal, je regardais les vitrines et me dis : J’ai vécu suffisamment longtemps pour constater avec scepticisme que la mode n’est pas une amélioration ou une tendance vers l’absolu de confort, de l’élégance, et de qualité mais un perpétuel et inutile recommencement. Le commerce, l’industrie, me dirait-on ? Il y a tellement de domaines dans lequel les sociétés ont accusé de retard pour se consacrer à la consommation inutile et au facile plutôt qu’à l’utile… Et les grands couturiers ne sont que des bouffons qui s’amusent comme des petits fous à inventer n’importe quoi pour les nanties et les midinettes nés pour être menées par le bout du nez.

Justin, (L’homme qui voulait changer le monde) devrait pouvoir dire que le pétrole ne doit pas devenir le sang de la terre, aussi indispensable à l’homme que l’eau et l’air.

Allah Oukbar ? L’homme se doit de se placer au-dessus de Dieu, si Dieu demande ou exige sa mort.

Certains matins, j’ai l’impression que tout est à faire, que le meilleur reste à venir, que tout est possible dans le renouveau, le recommencement. Cela procure une énergie rédemptrice, une sensation d’être neuf, prêt à repartir pour le combat de la vie, en chantant.

L’espoir est un moteur et non une stratégie.

Il y a en chaque enfant une espérance de changer le monde, la graine d’un renouveau mondial.

Quant on a la sensation de se rouvrir à la vie, de renaître ou de naître, quel que soit l’âge, cela signifie qu’une force est venue frapper à la porte de votre solitude, en une rencontre ou la perspective d’un nouvel amour. Et cela annule toutes les détresses passées.

Il est des sentiments comme de certaines fleurs ou autres matières périssables. Ces sentiments peuvent mourir ou s’éteindre naturellement.

Elle fait partie de ce genre de personnage d’anges terrestres qui, au premier regard, semble vous annoncer : vous renaissez, tout est encore possible, tout peut recommencer.

Après une douce déprime qui dura plusieurs semaines, il se réveilla un beau matin, comme un ruisseau bruissant et chantant dans son dégel de neige et glace.

C’est le moment crépusculaire où l’or recouvre l’azur et où tous deux s’épousent.

La plus belle fleur au monde ne peut décider de la durée de sa splendeur.

Cette foi, impétueuse comme un torrent en crue, que mes amis lecteurs se réjouiront de mes futurs écrits, me porte sur le tapis tumultueux de ses flots.

Un cœur qui ne dispense pas d’amour est aussi stérile qu’un arbre mort qui ne donne pas de fruits.

Il continua de dispenser son amour, sa tendresse et tout ce qui était en lui sans se préoccuper ou sans se demander s’il serait payé de retour, en cas de besoin… L’arbre se demande-t-il si ceux qui mangent ses fruits viendront lui témoigner une quelconque reconnaissance ? Ou si ses fruits procurent du plaisir ?

Avant de me consacrer à l’écriture, j’étais for impressionné par tous ces écrivains. Lorsque je les lisais, j’étais frappé par l’étendu de leur vocabulaire, les circonvolutions de leur dialectique, la richesse et l’élégance de leurs propos. Mais peu à peu, au cours des mois et des années, en lisant de ci de là quelques romans contemporains à la mode que l’on propulse dans l’actualité, ces colosses ce sont avérés à mes yeux des géants de papier (c’est le cas de le dire). Il manquait l’essentiel dans leur prose : une âme. J’ai cessé d’être impressionné, de les admirer, d’être dupé par leur « tape à l’œil » leur style, leur culture. Ce qui leur manque, c’est ce qui fait la vie. Les sentiments, le « senti », les odeurs, celles du pain, du labeur, de la souffrance de l’homme, ses émotions, ses espérances, ses rêves, ses maladresses, son innocence, sa naïveté.

Il y a de ces merveilleux matins ensoleillés qui vous surprennent et vous tirent de la brume la plus noire.

Il m’arrive d’étouffer d’un trop plein d’amour que je ne peux dispenser, que je n’ai personne à qui donner.

Ô Israël, je suis l’un de tes enfants chéris. Si notre ennemi veut nous tuer, pousser par sa haine ancestrale, aveugle et tenace, moi j’irai à sa rencontre pour le tuer avec ma raison et ma détermination, ma clairvoyance et ma légitime défense. Et c’est moi qui triompherai de sa violence.

Pour Viviane Moses. Tu es la braise endormie que je voudrais raviver de mon souffle chaud.

Finalement, j’aurai souffert toute ma vie de ce sentiment d’exclusion, de ne pas participer dans des domaines pour lesquels je suis le plus fait, que ce soit, le cinéma, la direction de plateau des comédiens en post synchronisation, la traduction pour le doublage, et aujourd’hui, le roman.

Chaque être humain fait partie de ce qui constitue la vaste chorale du monde. Chacun de nous a sa propre voix, aigue, suave, grave, légère, profonde, caverneuse, fade, fausse… On se doit de l’accepter. C’est ainsi que le monde entier est constitué d’une chorale universelle de malheurs et de bonheurs, d’échecs et de réussites, de justice et d’injustices, de plaisirs et d’ennuis, autant de millions d’émotions et de sentiments comme de voix humaines. C’est l’ensemble de ces voix qui font le chant du monde.

Lorsque survient une bonne nouvelle, la perspective ou l’espoir d’un amour, c’est plus qu’un jour nouveau,  c’est une résurrection, un recommencement. C’est une naissance véritable plutôt qu’une « renaissance ». Comme si tout pouvait enfin véritablement commencer, à partir du sentiment que procure cette nouvelle ou cette rencontre.

Qu’y a-t-il de plus beau que ces « maman » et c’est « papa » émis par un enfant pour ses parents. C’est plus harmonieux, plus vivant que l’épanouissement d’un bourgeon. Des timbres plus délicieux que ceux du cristal.

Vu une infirmière à l’accueil du Jewish Hospital de Montréal. J’ai aimé instantanément son visage et ses expressions. Comme dans un roman, je lui aurai proposé : Madame, si vous êtes libre, je vous épouse tout de suite. Nous trouverions un rabbin sur place et ça se ferait sur place. La femme aurait ri et répondu : mais vous ne savez pas à qui vous avez affaire. « Je vous fais confiance, votre physionomie… ». Mais si j’ai des défauts cachés ? « Croyez-vous que l’on aurait plus de chance ou de malchance, si on jouait à la loterie ? »

Il  se leva, fourbu, triste et fatigué… Par ce temps sombre et pluvieux, il avait besoin d’une grande poussée, souffle de joie ou de quelque chose de semblable pour le remettre d’aplomb.

Il y a des jours et des moments, des gens et des visages, des voix et des sourires qui vous réconcilient avec la vie. C’est comme une pincée d’épice ou de sucre qui rehausse un moment de vie particulier, lors d’une rencontre fortuite, d’une personne à qui vous demandez simplement votre chemin, avec un ami, un voisin. Et cela vous réconcilie avec ce que vous croyiez ne pas être réconciliable.

La planète, telle que nous la connaissons, n’est pas un événement isolé. Elle a eu un commencement et aura une fin. Dans l’univers il est impossible que cet événement ne se soit pas déjà produit, ou en train de se produire ou en voie de production. Tout ce qui fait l’histoire de notre humanité, à sa fin, se reproduira, peut-être exactement de la même façon. D’où ces souvenirs « cosmiques » ces impressions d’avoir déjà été là…

Quand le soleil aura brûlé toute son énergie, nous disparaîtrons avec la Terre. Et il est impossible que l’humanité aura trouvé le moyen de voyager à la vitesse de la lumière pour aller ailleurs. Le destin du système solaire est de mourir, comme l’est celui de l’homme..

Certains anges se glissent, un instant et soudain, dans notre âme et nous insufflent un sentiment d’espérance. Et nous nous sentons bien, un peu euphorique...  Ces visiteurs nous inspirent des pensées transcendantes, nobles et limpides. Nous sommes alors convaincus que l’au-delà existe, que la vanité et les plaisirs du monde ne sont que mensonges et duperies.

Il n’y a rien dans la vie qui ne vaille pas la peine de renouer une relation, de réparer un tort...

Il n’est pas de plus grande infirmité que de ne pas donner et offrir. Une fleur qui garderait pour elle seule son parfum et ses couleurs est un non-sens, une absurdité. Mais je donne et ne reçois rien en retour, me diriez-vous! Si vous êtes restrictifs, vous ignorez alors ce qu’est de donner véritablement. Donner, c’est s’enrichir du bonheur que l’on procure aux autres.

Never too late for a dream to come true.

Un rêve qui se réalise ne le fait jamais trop tard.

Une grenouille montée sur des échasses ne sera jamais un héron.

Non, je ne nierai pas le miracle qui me fait vivre,
Ni cette puissance émanant de l’Univers
Qui a fait de moi en si peu de temps, un être vivant.
Ces milliards de cellules,
Ces pensées, ces pleurs et ces rires...
Je ne crains pas les larmes, ni la solitude, ni le peine
Je ne crains pas les déceptions,
Ni le combat inégal contre les démons,
Ni l’incompréhension, ni la trahison.

Lorsqu’on court et qu’on ne s’essouffle pas, durant des miles et des miles, durant des années, tant qu’on garde le rythme et que l’on endure la peine et la sueur, on peut commencer à croire que le but est proche.

Si je devais choisir entre la passion et la raison je choisirais la raison. La raison apporte la sérénité et conduit au bonheur. La passion est aveugle et mène à destruction. La sienne comme celle des autres. Passion où est ta victoire?

Je peux vivre sans amour mais pas sans honneur.

Ceux qui parlent trop de Dieu ont tendance à vouloir l’être.

Ce serait tellement plus commode de connaître le nombre d’années qu’il nous reste à vivre, plutôt que notre date de naissance.

Celui à qui l’on demande pardon a  la lourde charge, le lourd  fardeau, d’assumer un rôle incommensurable : le devoir de  ressusciter une partie de lui qui est morte, et de faire bonne figure, ensuite.  Celui qui est pardonné s’attend à retrouver, en celui qui lui a pardonné, un être neuf et resplendissant. À quel effort, à quel jeu surhumain l’offensé disant : “Oui, je te pardonne” doit-il se soumettre pour être à la hauteur du pardon accordé. La difficulté est que, tout simplement,  il ne peut voyager dans le temps et revenir au moment qui a précédé l’offense.

Prenons-le ainsi : Le souvenir, c’est le passé ; le rêve, c’est le futur.

Être prêt ne signifie pas nécessairement qu’il faut agir dans l’immédiat.

C’est en se trompant  que l’on se rapproche du vrai. La vie est un apprentissage.

Je ne connais pas de plus grande réussite ni de plus grande gloire, que celles de s’éveiller, vivant, à l’écoute du chant de la nature et donc de la vie.

Elle avait, dans les yeux, de la perle d’orient
Et, dans ses cheveux, de la rosée de printemps.

Vous savez pourquoi les anges ne peuvent soulager le mal de la terre ?
Parce que trop de gens leur préfèrent des démons.

Une longue période d’inactivité  doit être comprise comme une période de maturation et de réflexion.

La naïveté n’est pas incompatible avec l’intelligence. Les gens mal intentionnés prennent notre gentillesse  pour de la faiblesse et notre naïveté pour de la bêtise.

Les parents ont un flair et un instinct qui dépassent le savoir et l’intelligence de leurs enfants. Par leur vécu.

Le grand sommeil viendra,
Et le long voyage se terminera
Et l’on ira se coucher avec ses pères...

Trop d’amour, trop de bonté et d’amitié lassent. Comme trop de sucreries qui finissent par donner la nausée. Hélas, la gente humaine est ainsi faite. Même vos enfants, vos parents et vos amis. Un jour, ils vous reprocheront de les avoir « gâtés ».

L’amour ne se quémande, ne se demande, ni ne se mendie. Il se donne.

Le bonheur ou la sérénité sont à trouver même dans l’ennui. L’absence de bonheur n’est pas un ennemi qu’il faille vaincre coûte que coûte. Ou un vide qu’il faille remplir par n’importe quoi.

La difficulté de combattre ne s’évalue pas… On combat, point.

Quelle tristesse et désolation que de ne pas fleurir, de ne pas donner amour et tendresse. Non pour donner, non pour recevoir, mais parce que c'est entraver le souffle de la création que de ne pas produire amour et tendresse.

Être fidèle à soi-même, c’est se retrousser les manches et recommencer...

La vie d'un gladiateur est de combattre, de combattre chaque jour. Il ne se pose pas de question, à savoir, quand il recouvrera sa liberté puisqu'il se sait condamné à se battre jusqu'à sa libération ou sa mort.

Nous sommes les pions et les jouets des politiciens. Nous avons élu parmi nous ces rois, ces reines. Ils sont dans leur fauteuil, leur palais, ou leur hôtel 5 étoiles. L'avenir matériel de leurs descendants est assuré jusqu'à la énième génération. Qu'il pleuve ou qu'il vente, en temps de paix ou de guerre, ces privilégiés ne manqueront jamais de rien. Leur passion, leur métier, leur passe-temps, c’est gouverner. Qu'ils se trompent ou non, bons ou mauvais, tous ces gouvernants se transmettent le pouvoir, les clés du royaume, les clés du domaine, et ainsi de suite. Ils s’adossent sur des coussins moelleux, confortables : le dos des millions de leurs sujets.

Quant soudain la porte de votre mémoire s'ouvre, le passé surgit au présent et vous y entrez comme on entre dans un monde enchanté.

La vie est un chant permanent que nul n'a le droit d'interrompre.

La catastrophe en Asie, fin décembre 2005. Le message du raz-de-marée est clair : il n'y a ni Dieu ni diable. Seule compte la solidarité des hommes. Quand l'humanité se décidera-t-elle à le comprendre et à l'admettre?

Il y a ainsi des jours et des heures improductifs, mais qui préparent de meilleurs lendemains.

Il appela sa vieille mère et elle lui prodigua à distance toutes les bénédictions du ciel. Et il les ressentit comme une inépuisable jarre d’où il pourrait puiser son réconfort à satiété, ou juste ce dont il aurait besoin.

Sur le mur du hall de l’hôpital où j’attendais, j’ai vu une affiche sous vitre, intitulé Nicolas de Staël à Antibes. Le tableau représentait le Musée Picasso du Château Grimaldi. Sur fond rouge tulipe, à droite, c’était quelque chose qui ressemblait à un piano à queue noir. Au centre, des bâtiments blancs. À gauche, une tour orange avec, en son sommet, un clocher. Une impression de débauche et de luxure. J’ai pensé alors, Seigneur Dieu, tant d’art, tant de luxe, et, ailleurs, des miséreux se meurent de faim, de froid, pour les quelques francs qui leur font défaut.

Quel étonnement que celui de rebondir, de se sentir bien après un échec ou une déception. C’est parce que tout échec et toute déception ne sont que provisoires. Une force rédemptrice nous fait nous retrousser les manches pour les affronter.

Ce n’est pas honorer la vie que de jeter ou dénigrer un billet, avant de s'assurer qu'il est gagnant.

Le monde s’est civilisé, afin de se placer au-dessus du sauvage, du danger, de l’insécurité et de la précarité. Certes… Mais il est devenu une jungle impitoyable dans laquelle chacun se bat pour survivre. Et, l’absurde, c’est qu’il soit devenu ce qu’il voulait éviter d’être, c’est qu’il court après ce qu’il voulait fuir.

Il y a des hommes dont la prétention et l’arrogance dépassent l’humilité des Dieux. On ne peut ni les approcher, ni leur parler, parce qu’ils ont atteint un haut degré de notoriété. Des hommes dont le nez est plus haut que le front.

Quelquefois, je suis époustouflé par le talent stylistique de certains écrivains... Mais, souvent, pas le moindrement ému.

Ne pas confondre sobriété de style et indigence de style.

À propos de la sortie de mon premier roman… Il se sentit comme ce vieux soldat qui, toute sa vie, a combattu de peine et de misère, à avoir tout juste entrevu le soleil dans une clairière. Et vint la dernière heure… Il savait qu’il lui suffirait, en fin de course, de connaître la paix du rangement,  les bras d’une femme se refermant sur sa poitrine pour s’asseoir et souffler.
 
La seule seconde qui soit éternelle est celle du moment présent. Et le seul lieu réel, celui où l’on se trouve.

Il y a autant de maximes de sagesse que de femmes et d’hommes. En chacun de nous sommeille un sage.

L’on m’a dit, récemment et pour le simple plaisir de me moucher : « Vous êtes ridicule. Heureusement, le ridicule ne tue pas ». Et j’ai répondu : « C’est bien pour ça que je suis toujours en vie ».

Le déséquilibre du monde actuel - dit moderne - repose sur la crainte et la négligence de nommer les choses comme elles sont,  sur la malhonnêteté de rétablir des faits et des vérités, sur la lâcheté de dénoncer le mensonge et les rumeurs d’antan, de les laisser se propager au point d’en faire un cancer d’idéologies malveillantes et assassines.

La vie, quelle plaisanterie. Les années passent et se réduisent toutes à zéro. On peut additionner des briques et les ériger en mur, mais pas les ans puisqu’ils conduisent au néant. Alors, si l’on cessait de  se prendre au sérieux, si l’on s’amusait comme des petits fous, chaque jour de notre vie ?

On n’oublie jamais une blessure, un chagrin. Ils sont là, cicatrisés certes, mais incrustés dans notre chair et notre âme.

Je lui ai esquissé un sourire, que son indifférence glaciale m’a fait ravaler.

                                                                                                    *
À ma mère

À cette jeune vierge, créature innocente, sirène sevrée de l’affection de ses parents... Dès l’âge de 14 ans, plongée dans son rôle de mère, contre vents et marées dont elle a triomphé au fil des ans, soutenue par l’idée d’un Dieu tout-puissant, protecteur et paternel... « Va-t-en, Satan !... » disait elle quand la tâche était trop dure, neuf enfants à élever, «... je ne faiblirai pas ! » À cette beauté irradiante dans Alger, inconsciente de sa grâce, ignorante de l’auréole qui émanait de son visage...
À la femme, qui a donné au monde 9 enfants, qui a appris à lire dans les étoiles et dans les couchers de soleil, nourrie des maximes de ses ancêtres, manne céleste dans ses meurtrissures...

À toutes les mères courage, anges que Dieu sème sur terre, comme autant de fleurs isolées au milieu d’un champ. À leurs prières qui prolongent la vie et forcent le miracle, à leur instinct de voyance, plus précis que les sciences.



À mon père

Le père dit à son fils : « Tiens, mon fils, voilà un peu de whisky et fume même une cigarette. Prends, ça va t’aider à oublier. » C’était tout ce qu’il pouvait proposer comme remède à l’homme que son épouse avait quitté. Mais l’homme pleurait pour ses enfants, en bas âge. Et le père ne savait que faire de son verre et de sa cigarette car son fils ne buvait ni ne fumait. Le père s’en était allé vers la fenêtre de la chambre où le fils était allongé. Il écarta les rideaux,  regarda le ciel et se retourna, avec un soupir. Le père était croyant. Il dit, mal à l’aise : « Il n’est pas donné à l’homme de connaître la douleur du juste comme le bien-être du méchant. » Qui est juste, qui est méchant? La vague rugissante qui frappe le rocher, ou le rocher sur lequel se brise la barque du pêcheur? Il est des chants du monde qu’aucune mélodie ne peut reproduire. Il est des silences qui valent les plus belles mélodies. Le père dit  à son fils : « Tu es jeune. » Il voulait dire, qu’il lui restait encore beaucoup à apprendre…
Et maintenant que le père n’est plus, il est plus présent encore, le fils lui parle plus encore — le père et le fils s’étaient-ils vraiment parlé de leur vivant ? Aujourd’hui, le père repose du sommeil des justes, tout en haut d’une montagne en Galilée, en Israël. Au-dessus, il n’y a que les étoiles. Pas un nuage ne vient les cacher ni de jour ni de nuit, ni l’été ni l’hiver. Le fils ne sait pas prier, et n’essaye pas de le faire. Il ne lit pas de kaddish à la mémoire de son père qui, souvent lui vient en rêve, vivant, aussi vivant que dans la réalité. Il  apparaît à son fils, jeune, grand et droit, le visage énigmatique sans être indifférent. Il arrive au sein de sa famille et surprend tout le monde. Il est bien habillé, avec un peu de poussière ou de terre sur son complet... Et le fils se dit, subjugué : « Il est si fort que ça, d’avoir pu sortir de son sépulcre et emprunté Dieu sait quel chemin pour réintégrer sa maisonnée? » Le père regarde les membres de sa famille comme s’il ne remarquait pas leur embarras. Et le fils de penser encore : « Qu’il est fort, mon père, non de s’être échappé de sa prison de terre, là-bas en Galilée, mais de n’avoir pas été affecté par la piqûre de formol que le médecin légiste lui avait injectée, en constatant son décès. Le fils se souvient avoir pensé, ce jour-là : « Maintenant c’est sûr, avec ce poison, il ne pourra plus jamais se réveiller. » Mais le père se réveille souvent et souvent revient rendre visite au fils. Alors, dans ses moments de joie et de peine, c’est à lui que s’adresse le fils. Ce fils qui ne sait comment prier Dieu, comment se le représenter, ni même comment se l’imaginer.  Il ne va pas dans les maisons de prières, ne le remercie pas pour le pain qu’il mange ni pour la fleur qu’il respire. Parce qu’il est le fils de son père et que son père, mieux que lui, saura interférer en sa faveur avec Dieu ou avec l’univers.

À ma fille Déborah, à présent mère d'un ange de 14 mois, au 12 Mars 2018
Il y a de cela plusieurs années... Sitôt après mon retour d’Israël, elle m’invite à un repas d’anniversaire, le mien. C’était dans un restaurant de la rue Saint-Denis. Un lieu alliant la sobriété à l’élégance. Assis en face l’un de l’autre, je la contemplais, tout privilégié que j’étais d’être seul avec elle…  à la voir, les cheveux lâchés, la mine souriante et appliquée à honorer ce moment d’intimité avec son père. Il y avait dans l’air une mélodie subtile, presque  silencieuse que le discret brouhaha de la salle ne dérangeait pas. Ma brunette de fille, vêtue d’une chemise de soie beige, avait un teint aquarelle qui s’harmonisait avec la lumière tamisée ambiante. Telle une sœur aînée, c’est elle qui commenta le menu, me décrivant les mets - tous succulents - et connaissant mes penchants culinaires. Elle était d’une éloquence sereine, me parlait à voix basse, elle dont la profession est de fonctionner à cent à l’heure. Elle avait mis ses activités entre parenthèses pour me prodiguer des instants de paix intemporels… Ces instants aujourd’hui incrustés à jamais dans ma mémoire de père.

À mon fils Michaël,






















À mon frère Gilbert,  Montréal, le  jeudi 17 août 2017
Mon cher frère,
C’est à la demande de ta fille Sarah que je me fais un devoir affectueux de me remémorer ce que toi et moi nous étions, au fil du temps.
Tu vois, comme les années passent… Les années ? Mais je voulais dire les décennies. Tu as eu un an, deux ans, 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, 60 ans, 70 ans, 80 ans et puis tu es parti… Le vendredi 11 août 2017, 3 semaines après le 18 juillet, jour de ton anniversaire puisque tu es né le 18 juillet 1936…
 Tu te souviens quand je t’avais chipé ta date de naissance, moi qui encore aujourd’hui ai une très mauvaise mémoire des chiffres, des dates, des numéros de téléphone… Papa nous avait inscrits à l’Alliance, l’école juive de la rue Bab-el-Oued, à Alger. Je revenais de mon long exil à Djelfa, et lorsque le maitre nous a fait venir les deux frères Lévy, au tableau pour le recensement de sa quarantaine d’élèves, à deux niveaux pour une même année, il nous avait demandé notre date de naissance… Et moi, vif comme l’éclair, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, ne me souvenant pas de ma date de naissance (Ah, ces chiffres !… Le trac, peut-être) je me demande encore aujourd’hui comment j’ai pu enregistrer et me souvenir de la tienne et pas de la mienne ». Et avant que toi tu donnes ta date de naissance, je t’ai pris de court et j’ai dit « 18 juillet 1936 ». Je revois encore ta mine interloquée. Ta générosité a fait que tu ne m’as pas contredit pour m’éviter une honte au sein de la classe… Et lorsque la maitre t’a demandé la tienne, il ne te restait plus que dire la mienne que tu savais par cœur évidemment, graine de comptable que tu étais : 26 septembre 1938 . Le maitre n’a rien vu, puisque nous avions des gueules d’enfant…
Et puis, puisque je parle de cette école juive, tu te souviens quand papa a remarqué des traces de doigts sur ta joue en rentrant à la maison. Il en a été malade et le lendemain, le voici qui fonce dans la salle de classe, prend le maitre (Mr Bendavid, si je me souviens bien) par le collet, le soulève comme une plume et lui assène un avertissement solennel : Si tu touches encore mon fils, je te casse la figure… Donne des punitions aux enfants, pas des coups !...
À Montréal, je pense à toi en permanence,  un cierge brûle en permanence et je parle à la flamme que je nomme Gilbert. À la piscine je te vois encore barboter dans l’eau et commencer à nager… Au parc, en bas de mon immeuble, j’ai encore ce moment de vidéo où… tu cours lentement mais sûrement…
D’aussi loin que je me souvienne, je te vois à mes côtés, lorsque papa et maman vivait dans le 2 pièces cuisine, avec balcon et fenêtre au premier étage du 10 rue Boutin à Alger, un luxe suprême par rapport aux autres locataires qui enviaient et jalousaient parce que plusieurs vivaient dans des chambres uniques, sans lumière du jour… Et cette image terrible : Je devais avoir 3 ans et toi 5 ans, lorsque maman se débattait de douleur d’avoir perdu Émile… Tu me prenais la main. Nous avions un bébé chien que papa avait apporté pour qu’il puisse « tirer » le lait de maman. Mimi venait de naitre…
Et puis nous nous sommes perdus de vue puisque papa m’a envoyé à l’âge de 5 ans dans une famille d’accueil juive, les Kalfa, dans le sud de l’Algérie, à Djelfa, pour une durée indéterminée… Because une scissurite aux poumons et qu’il me fallait un climat sec pour que je ne contacte pas la tuberculose...
Et je me souviens, comme si c’était hier, quand tu es venu me rendre visite à Djelfa avec un cousin adulte. Tu étais magnifique dans ton costume beige, blouson et pantalon golfe. Maman t’en avait remis un pour moi. Je t’admirais parce que tu respirais le bonheur et la liberté, tout frais venu d’Alger, tandis que moi en pension familiale, sans parents, et élevé à la dure… Tu étais le grand frère héros venu me secourir, me ramener à Alger… Et puis, le soir-même de ton arrivée, ça devait être un Shabbat, nous étions tous réunis autour de la table et voilà que tout d’un coup, tu sors de ta poche quelque chose qui ressemblait à une photo pliée en quatre que tu me lances par-dessus la table et que j’attrape au vol. « Alfred, attrape, c’est pour toi, c’est un cadeau de ma part ».  À mon immense surprise, c’était un billet de 500 francs, une fortune pour un enfant de mon âge. Tu imagines ce que j’ai pu ressentir : à la force de mon grand frère s’ajoutait la richesse. J’ai dû te l’apprendre, beaucoup plus tard, que Mme Kalfa m’avait réprimandé pour avoir dépensé mon argent mal à propos  et cette expression m’est restée gravée à l’esprit depuis. Je m’étais fait plaisir en achetant une trousse et des effets scolaires !
Je me souviens aussi, inconscient que j’étais, pour avoir été jouer avec des copains du village quelques heures sans toi, que tu m’avais fait la remontrance de n’avoir pas réalisé que tu partais le lendemain et que les derniers moments auraient dû être des plus précieux et que nous aurions dû les passer ensemble. Oui, très tôt tu avais le sens des valeurs et de la tendresse familiales…
Et puis vint le jour béni de mon retour à Alger. Les Kalfa quittaient Djelfa pour Alger… Mon retour ne s’était effectué ni par train ou bus, mais par économie, j’avais été placé dans un vieux camion de déménagement au dessus des meubles et recouvert d’une bâche pour le transport de nuit. Un adulte était avec moi. C’était quelques mois avant mes 10 ans, en fin d’année scolaire 1948…
Rue de l’Union,  j’attendais comme une âme en peine que papa, maman ou quelqu’un d’autre se manifeste, car les jours passaient qui me semblaient des siècles et je n’osais pas demander à Mr ou Mme Kalfa pourquoi l’on ne me ramenait pas chez mes parents… Je me souviens, comme si cette scène avait été filmée : j’étais assis par terre, adossé au mur, près de la maison des Kalfa, tout au fond de la rue, dans le quartier de Belcourt, oisif… Je savais qu’un miracle devait survenir, d’une heure à l’autre… Puis soudain, j’entends ta voix qui résonne dans la fraicheur de la ruelle : c’était toi qui m’appelait, qui criais mon nom très fort « Alfred, Alfred !... » Je levais la tête, miracle, mon grand frère était là qui venait me libérer, accompagné du cousin adulte Moshé. Et je me souviens des réprimandes aussi innocentes qu’absurdes auxquels j’eus droit : pourquoi je n’avais pas prévenu que j’étais à Alger ! Comme si j’étais maitre de ma situation. J’allais sur mes 10 ans, et toi tu étais sur le point de faire 12 ans…
Je découvrais alors le « château » dans lequel tu habitais, au 13 rue du Soudan. C’était une résidence turque à deux hauts étages surmontée d’une terrasse, avec une cour centrale et des piliers torsadés, toute recouverte de carrelages bleu et blanc, certains multicolores. Papa et maman occupaient le dernier étage et la terrasse avec de vastes chambres donnant toutes sur un couloir lequel donnait sur la cour et d’où l’on avait le ciel à perte de vue.
J’étais aux anges : ce parfum de liberté et d’opulence dans cette maison que je voyais pour la première fois. J’allais dans toutes les chambres avec toi comme guide : des jouets trainaient par terre, ils étaient à toi, mais tu n’en faisais plus cas… Et tu me les donnais un à un : un canon « solido » un pistolet, des soldats, un train… Mimi qui avait 6 ans, devant ce nouveau frère qu’elle ne connaissait pas, ramassait tous les jouets qui parsemaient les chambres et me les donnaient. Je revois encore son air stupéfait de voir quelqu’un d’aussi assoiffé de jouets qu’une personne dans un désert assoiffée d’eau… Je n’avais pas assez de mes deux bras pour tenir cette manne de beaux jouets.
Et puis, comme il restait encore quelques semaines d’école et que papa m’y avait inscrit, à la cour de l’école, tu me présentais fièrement à tes camarades de classe, comme étant ton frère revenu de loin…
À cause d’une négligence administrative, on t’avait collé à ta naissance le nom de famille Badouch, alors que papa avait mentionné Baroukh et Gilbert comme 1er et 2ème prénom. Donc inscrit sous le nom de Badouch comme nom de famille (mauvaise transcription de Baroukh) et Lévy Gilbert en 1er et 2ème prénom ! Tes camarades réfutaient le fait que je sois ton frère, puisque moi je m’appelais Lévy et toi Badouch ! Ils disaient que par conséquent : « OK, ta mère s’est mariée deux fois ». Cela te mettait dans une rage folle et ceux qui persistaient à le clamer, goutaient à tes poings qui étaient, tout le monde le savait, durs comme du fer…
La terrasse était notre terrain de jeu, tu y invitais tes copains et moi les miens et très vite nos presque 2 ans de différence prenaient toute leur dimension. Tu devenais un adolescent,  excellais dans tes études, chantais dans la chorale du rabbin Cohen Solal, et moi le garçon revenchard difficile qui voulait se venger de ce que ses parents lui avaient fait endurer : plusieurs d’années dans cette famille d’accueil. L’été de mon retour de Djelfa, papa nous avait envoyés dans une colonie juive, toi et moi. Malheur à celui qui me causait la moindre contrariété, tu étais mon garde du corps…
Tu te souviens, tu devais avoir 13 ans et la grande vogue était les vignettes que l’on trouvait dans des caramels. Il fallait remplir un carnet pour gagner une bicyclette. Il te manquait les 3 dernières vignettes très difficiles à trouver ; celles de trois champions : Ostermeyer pour la natation, Dauthuille pour la boxe, et Robic pour le cyclisme. Papa s’étant pris au jeu, il était parvenu à trouver celle qui te manquait, Laurent Dauthuille et l’avait achetée à un jeune… Il était allé fouiner partout à sa recherche et un soir il est rentré triomphant à la maison.  Le lendemain tu as eu ta bicyclette. Et ta photo avec cette bicyclette paraissait dans les journaux. Je m’en souviens, tu la tenais fièrement, raide comme un piquet…
Mais ! Papa refusait que tu la montes ne serait-ce que dans le quartier, il avait peur des accidents… Alors il n’y avait que notre terrasse pour s’en servir. Alors nous faisions de la bicyclette à la terrasse qui s’étalait sur un grand carré avec vue sur la cour centrale…
Très tôt tu as su gagner de l’argent, en chantant dans la chorale de la synagogue… Et moi qui n’en avais jamais assez et qui dépensais ce que papa m’allouait chaque fin de semaine, tu m’en donnais généreusement pour la bonne raison et selon tes propres paroles « Tu en as plus besoin que moi, et ça me fait plaisir que cela te serve avec ta copine Jacqueline Ambrosio »
Et les scouts ! Tu étais le chef de la patrouille des Aigles, et moi des Lions. Je me souviens de l’aigle - ailes déployées- que je t’avais peint sur ton mur, et moi du Lion sur le mien… Mais tu t’étais lassé du scoutisme car tu avais découvert le Dror, un mouvement de jeunesse sioniste. Si maman n’avait pas tant pleuré, tu aurais fait ton aliah en Israël.
Et puis, beaucoup plus tard, quand papa et maman et tous les frères et sœurs avaient quitté Alger en catimini, à cause des assassinats terroristes dans les rues, tu étais resté seul dans cette grande maison du 13 rue du Soudan pendant quelques mois… Il y avait Armand Attia qui se faisait un plaisir d’avoir une chambre à lui seul et qui dormait tous les soirs pour te tenir compagnie, toujours avec sa bonne humeur proverbiale. Moi j’étais dans un pensionnat à l’École de l’Air… Ce fut toi qui m’avais accompagné, 3 ans auparavant, le premier jour de mon entrée dans ce pensionnat valise à la main à une trentaine de km d’Alger, au Cap Matifou.. Pas maman, ni papa… Et tu t’étais cassé le bras le jour même en faisant une mauvaise chute à ton retour à Alger…
Donc, je venais tous les week ends à la maison. Un soir, la veille de ton départ pour Paris, tu m’avais recommandé de faire attention à moi, d’éviter, comme papa me le conjurait, de venir à Alger et de rester bien en sécurité au pensionnat… Mais c’était trop me demander, moi qui avait soif de liberté… Et puis je me souviens que tu m’avais remis une jolie somme pour l’époque, économisée sur ton salaire de comptable des « Établissements Serror » là où tu étais très apprécié. Et tu m’as dit fraternellement : Voilà, c’est tout ce que je peux te donner… Fais les durer, mon frère…
Tu as fait ensuite 28 mois de service militaire, en Algérie, à  Sidi bel Abbes, en plein début de guerre d’Algérie, et papa et maman priaient constamment pour toi… Maman tremblait à l’idée qu’un officiel vienne un jour frapper à sa porte pour lui annoncer… Et tu es revenu sain et sauf, puis ce fut mon tour.
La première caméra 8 m/m la Geva Carena, c’était toi, le premier magnétophone, c’était toi, le premier projecteur c’était toi… Et la première cuisinière à gaz pour maman, à la rue du Soudan à Alger, c’était déjà toi, au grand ébahissement de papa !
À la gare de l’Est, au départ des recrues, le service militaire étant obligatoire, il y avait là, à m’accompagner, maman, toi, Mizo je crois, Charlie Solal (tous deux réformés, les chanceux) et ma petite amie Jamie Paoli qui pleurait de me voir partir à la guerre. Je me souviens qu’elle avait dit « Mais ce n’est pas normal qu’on envoie à la guerre des jeunes hommes comme toi, tu as l’air d’un enfant de 14 ans, ça ne devrait pas être permis. » Et toi tu lui as répondu : « Si je pouvais aller à sa place, je le ferai sans hésiter, rien que pour lui éviter ce par quoi je suis passé… » Puis tu as ajouté : « Attention, mon frère, si un sergent ou tout autre gradé, demande à ton groupe ‘Qui sait monter à bicyclette, qui sait dessiner, ou taper à la machine, ou nager, etc… Tu ne sais rien faire, ne lève jamais la main. Tu baisses la tête et laisse les autres lever la main… » J’ai suivi scrupuleusement ton conseil… Les fayots qui levaient la main, par dizaine, étaient réquisitionnés pour toutes sortes de corvées : éplucher des montagnes de pommes de terre, nettoyer les toilettes à faire fuir un cochon, désherber à mains nues des zones du camp militaire…
Pour le mariage de Simone, la lumière de notre famille était Eva, 3 ou 4 ans… Et tu lui a fait faire une prothèse dentaire pour remplacer la dent de lait qui était tombée et afin qu’elle soit mignonne dans sa robe de fille d’honneur…
Lorsque tu as eu ta première voiture, une Citroën Ami 6, tu venais avec nos copains de la rue Boutin passer des w. e. à Bruxelles et nous campions à 10 dans mon studio dans la bonne humeur… La discothèque, le « Black & White », voyait cette équipée qui ne prenait qu’un verre de jus d’orange et qui le faisait durer toute la nuit…
Et puis, un jour, tu m’as laissé ta voiture flambante neuve, pour que je goûte au plaisir de la conduire. Tu as été l’un des premiers à te raser la tête. Et lorsqu’on te demandait pourquoi, tu répondais « pour faire concurrence aux Beatles ».
Tu as toujours été celui qui donnait avant même qu’on lui demande, qui disait oui avant de savoir ce qu’on allait lui demander… Car quelquefois on voulait que tu dises non…
Voilà, mon frère… Tu es dans mes pensées plus que je l’aurai imaginé. Je ne dis pas adieu mais au revoir puisque nous nous côtoierons dans l’éternité. En Israël, terre de nos aïeux, sur le Mont Méron. À quelques mètres de Papa et Maman, ne nos oncles Nessim et David, et nos grands parents maternels.
Ton frère Alfred Raphaël

                                                                                              *****

Lettre assassine mais ô combien méritée à Alain Goldman, ex grand rabbin de France

Montréal, le 6 Décembre 2017
Monsieur,
C’est un homme d'âge mûr aujourd’hui, sain de corps et d’esprit, plus que jamais actif dans ses écrits et publications,  qui  vous écrit, suite à la plaie ravivée par la lecture de cette archive signée de votre nom.
Je doute fort que votre éthique et votre conscience puissent vous interpeller au sujet  de ma demande quand vous étiez « Grand Rabbin » de France, imbu de sa personne.
Vingt-sept ans plus tard, en rangeant mes archives, je tombe sur votre lettre du 7 mai 1990 et, comme si c’était hier, j’en ai ressenti un pincement au cœur quant à la teneur de votre lettre. Je vous demandais de prendre connaissance de ma pièce de théâtre « Esther et Assuérus », jouée depuis par des élèves de différentes écoles juives. Et vous me répondiez par une lettre cynique, en des compliments et de ronds de jambe hypocrites, mais sans un seul égard ou souhait de « me connaître ».
Pour avoir été aussi désinvolte et contradictoire, voire absurde, dans vos termes, il fallait bien que vous soyez totalement indifférent à la dimension judaïque de ce texte et que le poste de « grand » rabbin que vous occupiez n’était autre qu’une imposture.
Honte à vous et à tous les hypocrites de votre espèce dont le Judaïsme n’a que faire. Vous souhaitant bonne santé et longue vie, je vous prierai de ne pas répondre à cette lettre.
Raphaël Lévy
fervent sioniste et juif dans l'âme ne sachant pas utiliser la langue de bois des lâches et des hypocrites.

______________________________________________________________

Oh combien d’âmes esseulées sont destinées
À le demeurer pour l’éternité…
Trouvées quelquefois, mais rejetées.
Combien de pierres précieuses
Continuent d’être enterrées
Sans qu’aucun orpailleur
Ne les tire de leur
 
J’ai cueilli trois branches de mimosa
Pour une femme qui ne les aura pas…
Entré chez moi j’écoute à la radio une chanson espagnole,
C’était du temps où le soleil coulait dans les veines…
Nous dansions au rythme du clapotis des vagues endormies
Sur les berges de nos jeunes années  colorées de lune…

Cuando calienta el sol aqui en la playa
Siento tu cuerpo vibrar cerca de mi.
Es tu palpitar, es tu cara, es tu pelo.
Son tus besos, me estremezco, oh oh oh
Cuando calienta el sol aqui en la playa
Siento tu cuerpo vibrar cerca de mi
Es tu palpitar, tu recuerdo, mi locura
Mi delirio, me estremezco, o h oh oh
Cuando calienta el sol
Cuando calienta el sol
Es tu palpitar, tu recuerdo, mi locura
Mi delirio, me estremezco, oh oh oh

Lorsque le soleil nous réchauffe sur la plage...
Je sens vibrer ton corps tout près du mien.
Ton cœur qui bat, c'est ton visage près du mien,
Tes cheveux sont des baisers, et j’en frémis, oh oh oh..
Lorsque le soleil nous réchauffe sur la plage...
Je sens vibrer ton corps tout près du mien.
Ton cœur qui bat, dans me souvenirs, me rend fou
Je délire, je frémis, oh oh oh…
Lorsque le soleil chauffe,
Lorsque le soleil chauffe,
Ton cœur qui bat, dans me souvenirs, me rend fou
Je délire, je frémis, oh oh oh…
*
Juste un moment de déprime.... Refusé partout où je devrai avoir ma place, en toute lucidité, et l’accepter dans la sérénité. (23 août 2013)

Ils enrobent leur mal être de luxe et de faux bien être, en acquérant objets de luxe ou séjours dans des lieux de villégiatures prestigieux…

Le déséquilibre du monde actuel - dit moderne - repose sur la crainte et la négligence de nommer les choses comme elles sont,  sur la malhonnêteté de rétablir des faits et des vérités, sur la lâcheté de dénoncer le mensonge et les rumeurs d’antan, de les laisser se propager au point d’en faire un cancer d’idéologies malveillantes et assassines.

Il est des êtres qui se sentent exclus du milieu même où ils appartiennent. Étrangers à l’agitation heureuse des autres, ils entrent dans leur carapace et se constituent un univers bien à eux, celui de la contemplation des choses de la vie et même de celles qui ne leur sont pas accordées. Comme anesthésiés, ils ne sont pas affectés par la truculence de l’apparent bonheur des autres.

            Ainsi en est-il, chez les êtres qui se sont longtemps cherchés. Ils se reconnaissent au premier regard, à la première larme. Alors, ils ne déplorent plus cette laborieuse errance ni cet épuisant espoir d'une passion qui ne vient jamais. Ces âmes tourmentées renaissent de leurs cendres. L’hymne à la joie qui les transporte leur révèle qu'elles ne se sont pas usées à force de ne rien donner. Lorsqu’il se retournait et lui demandait de venir à lui, il suffisait que ses bras se referment sur elle pour qu’il soit à ses yeux quelqu’un d’invincible et qu’elle sache combien ils étaient unis par le corps et l’esprit… (extrait chapitre 14, Né pour changer le monde)

Quel était donc ce beau mystère qui habitait l'homme de sa vie, ce mélange de sagesse et d'innocence, cette fragilité qui lui permettait pourtant de s'aventurer sans peur dans les méandres de l’Univers?… (extrait chapitre 17, Né pour changer le monde)

                                                                                    
                                             
   SAGESSE des autres

La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier
(Antoine de Saint-Exupéry)

Il n'y a point d'être qui n'ait son heure et il n'y a pas de chose qui ne trouve sa place.
(Livre de la Michnah)

Il n’est pas donné à l’homme de comprendre la douleur du juste et le bien-être du méchant.
(Pirkhé Avoth)

La parole a été donnée à l’homme pour dissimuler sa pensée.
(Stendhal)

A good idea has a thousand father...
A bad idea is an orphan...
Une bonne idée a un millier de pères,
Une mauvaise idée est une orpheline.
(John F. Kennedy)

Étudie comme si tu devais vivre pour toujours
Et vis comme si c’était le dernier jour de ta vie.
(Isidore Séville)

Rien n’est pire que le dédain de ses origines.
(Albert Camus)
Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.
(Albert Camus)

Le pain joue tant de rôles ! Nous avons appris à reconnaître, dans le pain, un instrument de la communauté des hommes, à cause du pain à rompre ensemble. Nous avons appris à reconnaître, dans le pain, l’image de la grandeur du travail, à cause du pain à gagner à la sueur du front... La saveur du pain partagé n’a point d’égale.
(Antoine de Saint-Exupéry)

Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux, et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées.
(Sir J.-M. Barrie, Le petit oiseau blanc)

Vous me demandez quel est le suprême bonheur, ici-bas ? C’est écouter la chanson d’une petite fille qui s’éloigne après vous avoir demandé son chemin.
(Li-Tai-Po, Poèmes)

Proverbe populaire : Il ne faut jamais se battre avec les cochons. On se salit. Mais les cochons, eux, adorent ça.

On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter.
Emmanuel Kant
 
Il est plus facile de désintégrer un atome que de détruire un préjugé.
Albert Einstein :


Marguerite Yourcenar , Les yeux ouverts : Cette intelligence qui sclérose le cœur, qui déshumanise… Cette littérature exsangue qui séduit ces intellos qui se masturbent le cerveau de phrases « bien » tournées. "Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine."

Phrase de Rilke : « Un an ne compte pas, dix ans ne sont rien, être artiste c’est ne pas compter, c’est croître comme  l’arbre  qui ne presse pas sa sève et qui résiste, confiant, au grand vent du printemps, sans craindre que l’été ne vienne pas. L’été vient. »

Hannah Arendt : Ses réflexions sur l'action ne l'ont pas empêchée de s'interroger sur le rôle de la pensée, en particulier dans La Vie de l'esprit : il ne s'agit plus d'une « vita contemplativa », censée permettre d'accéder à la vérité avant de décider comment agir. La pensée a un rôle purgatoire : elle est l'occasion de se retirer du monde, de s'en rendre spectateur. C'est en restant ainsi dans le domaine privé qu'il est possible d'utiliser la volonté pour décider ce qui est bien et ce qui est mal (ce qui peut donner lieu à la méchanceté, au mal radical). Mais c'est surtout par cette purgation par la pensée, qu'il est possible face à un événement dans le domaine public de faire preuve de discernement, de juger ce qui est beau et ce qui est mal (et c'est faute d'un tel jugement que peut apparaître la banalité du mal comme dans le cas d'Eichmann). Pour Hannah Arendt, la pensée la plus haute n'est pas celle qui se réfugie dans la contemplation privée, mais celle qui, après la pensée purgatrice et la volonté légiférante, s'expose dans le domaine public en jugeant les événements, en faisant preuve de goût dans ses paroles et ses actions.

Albert Camus dit, à propos de Mme de La Fayette et de son style admirable, que d’autres romanciers ne sachant émouvoir ou convaincre s’emploient à choquer au lieu de convaincre et s’imaginent ainsi flouer le lecteur.

Benjamin Amram : La notion la plus sûre est le doute, car tout est imprévisible.

Bertrand Russel
The whole problem with the world is that fools and fanatics are always so certain of themselves, and wiser people so full of doubts.
Le grand problème dans le monde, c’est que les fous et les fanatiques sont toujours si certains d’eux-mêmes, et que les saints d’esprit sont pleins de doutes.

Agamemnon, Eschyle: Même dans le sommeil, la douleur qu'on ne peut oublier tombe goutte à goutte sur notre cœur. Et dans notre désespoir, contre notre gré, par la grâce terrible de Dieu, nous vient la sagesse.


​Bertolt Brecht, poète et dramaturge allemand (1898/1956) « Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux évènements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

___________

"Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser l'imperfection et l'atteindre."
Bertrand Russell
_______________

N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux.
Epictète

________________


Now here’s a man who understands women !
William Golding, British Novelist, Playwright & Poet  1911- 1993

I think women are foolish to pretend they are equal to men. They are far superior and always have been. Whatever you give a woman, she will make greater. If you give her sperm, she will give you a baby. If you will give her a house, she will give you a home. I you give her groceries, she will give you a meal. If you give her a smile, she will give you her heart. She multiplies and enlarges what is given to her. So if you give her any crap, be ready to receive a ton of shit !

Voici un homme qui comprend les femmes
Je pense que les femmes sont insensées à vouloir être les égales des hommes. Elles leur sont de très loin supérieures. ainsi qu'elles l'ont toujours été. Quoi que vous donniez à une femme, elle en fera quelque chose de grand. Si vous lui donnez votre sperme, elle vous donnera un enfant. Si vous lui donnez une maison, elle vous en fera un foyer. Si vous lui fournissez de l'épicerie, elle vous en fera un repas. Si vous lui faites un sourire, elle vous donnera son coeur. Elle multiplie et magnifie tout ce qui lui est donné. Par conséquent si vous lui faites une saloperie, oyez prêt à recevoir une tonne de m...e