raphael.yvel@gmail.com
 

Téléphone Montréal :

1 514 485 9274

Téléphone Paris :


​​

Raphael A. LEVY

extraits manuscrits

                                     Alger… Alger…

                                               Roman

                                                         (extrait)                                      Par une nuit étoilée...
     ... Rachid, rivé à son volant, ressentit très vite la fatigue  peser sur ses épaules et sur sa nuque. Entre ses paupières mi-closes, il voyait s'agiter des jnouns, des démons drapés de cotonnades sombres, et flottant au-dessus d'une horde de chevaux sauvages, blancs comme neige... Puis les cavaliers éthérés tirèrent des salves de balles dans un ciel flamboyant et leurs longs mousquets se transformèrent en longues branches de palmier. Était-ce le mirage, en pleine nuit, d'une lointaine et fabuleuse fantasia ? C’est dans un état second, qu’il rangea sa camionnette à une croisée de chemins. Il ferma les yeux et sombra dans un profond sommeil. Quand il les rouvrit, sa fatigue avait disparu. Sa montre lui indiqua qu'il avait dormi un peu moins d'une heure.
        Les étoiles avaient envahi le toit céleste. Rachid  ne  songea   pas  à les admirer, sur les monts des Ouled Naïl. Il sortit du véhicule et leva la tête. Plus il les regardait plus elles croissaient et  se multipliaient, jusqu'à esquisser des continents et des mers. Par banquises entières, des poussières d'étoiles viraient au bleu, puis au jaune, puis au blanc. Vibrantes, haletantes, elles  semblaient vouloir gagner la terre. Mais elles ne jouaient de leurs pulsations colorées que pour illusionner Rachid, alors qu'elles trônaient et stagnaient dans l'infini.  Toutes ailes déployées dans le firmament, l'étoffe astrale, constellée de diamants, planait au-dessus des hauts plateaux. Rachid perçut le chant des nébuleuses. Il leva encore plus haut la tête et alla au-devant des filles messagères de la nuit, ces fidèles compagnes qui, depuis le commencement des temps siégeaient toujours au même endroit. Rachid entrevit un équilibre dans le néant, dans ce noir bleuté où des lointains soleils  flottaient avec la légèreté d'un grain de sable.
           Vers quatre heures du matin, le  ciel  se révéla  d’abord sous  un aspect gris et fade. Rachid roulait à vitesse maximum. Il éteignit ses phares. Aucune voiture ne le croisa.  De grands arbres balisaient la route. Le jour se levait. Des flammèches  rouges surgirent et s'infiltrèrent entre les sombres laines d'une rangée de cyprès, dont les ombres s'étiraient  jusque sur le maquis arborescent. Puis des flammeroles titillèrent les cimes frissonnantes des grands arbres. Soudain, à sa droite, des branches, secouées par une brise matinale, firent paraître des morceaux de braises : à l'est, derrière les montagnes du Djurdjura, le soleil entamait son ascension. Il chassait les derniers vestiges de la nuit et rétablissait l’azur dans sa suprématie. De chaque côté de la route, alternaient à perte de vue des champs de hautes herbes vertes et blondes, délimités par des haies de roseaux échevelés, comme d'épaisses fourrures mollement coiffées par le vent. Passant par Douera, Rachid reconnut des sites familiers. Ici, un tournant bordé de buissons où foisonnaient les baies sauvages et les lentisques. Là, des peupliers badigeonnés de chaux à leur base, courbaient tout en haut leurs branches qui formaient entre elles une profonde tonnelle de feuillage. Ces colosses sans histoire, malmenés par les vents, les pluies, la foudre et le soleil, affrontaient le temps avec patience...

                                                                             Alger... Alger...

Ce manuscrit raconte mon enfance à Alger… Une fresque sociale, où se mêlent rires et larmes, noblesse et bassesse, sur toile de fond historico-politique évoquant la période révolutionnaire algérienne des années 50. L'histoire se déroule durant l'été 1955, dans un quartier populaire de la ville d'Alger, alors capitale de l'Algérie Française. La rue Boutin semble être à l'abri de tout danger et peu concernée par des préoccupations politiques ou nationalistes. Car, ici vivent harmonieusement trois communautés : les Musulmans, les Chrétiens et les Israélites. Les adultes forment un bel échantillonnage de ce que l'humanité pourrait présenter dans ses caractères : une mosaïque de personnages oisifs ou travailleurs, évoluant ou s'agitant dans une atmosphère quasi foraine, insouciants dans leur pauvreté ensoleillée, certains ignorants, d'autres confiants quant à la tournure des événements : la France ne peut pas perdre l'Algérie Française. Et, ô suprême cure de rajeunissement : on côtoie la bande d'enfants de ce quartier, ces fils du soleil et de la mer qui n'ont pour lieu de réunion qu'une entrée d'immeuble, pour terrain de jeu leur rue où ne passerait pas une charrette, et pour lieu de colonie de vacances le port. Leur unique souci : passer le plus agréablement possible, et sans un sous en poche, leurs longues journées et soirées d'été qui s'étirent comme un "interminable ruban bleu". Mais l'été 55 les fera tous basculer dans l'horreur du drame algérien. C'en est fini de leur paradis terrestre. Très vite, la plupart des ces grands et petits personnages sont happés par des événements tragiques, intérieurs et extérieurs, venant éclabousser et salir leur quartier jusqu'alors épargné. Quant au fil conducteur de l'histoire, le musulman Rachid Tafirout, humble travailleur de la mer, vivant en marge de tout et de tous, confiné dans sa petite et paisible cellule familiale, se fait piéger dans la spirale révolutionnaire. Il deviendra, malgré lui, le héros et la victime d'un destin qu'il était loin de prévoir.


(extrait du chapitre 23)
... Rachid, rivé à son volant, ressentit très vite la fatigue  peser sur ses épaules et sur sa nuque. Entre ses paupières mi-closes, il voyait s'agiter des jnouns, des démons drapés de cotonnades sombres, et flottant au-dessus d'une horde de chevaux sauvages, blancs comme neige... Puis les cavaliers éthérés tirèrent des salves de balles dans un ciel flamboyant et leurs longs mousquets se transformèrent en longues branches de palmier. Était-ce le mirage, en pleine nuit, d'une lointaine et fabuleuse fantasia ? C’est dans un état second, qu’il rangea sa camionnette à une croisée de chemins. Il ferma les yeux et sombra dans un profond sommeil. Quand il les rouvrit, sa fatigue avait disparu. Sa montre lui indiqua qu'il avait dormi un peu moins d'une heure.
Les étoiles avaient envahi le toit céleste. Rachid  ne  songea   pas  à les admirer, sur les monts des Ouled Naïl. Il sortit du véhicule et leva la tête. Plus il les regardait plus elles croissaient et  se multipliaient, jusqu'à esquisser des continents et des mers. Par banquises entières, des poussières d'étoiles viraient au bleu, puis au jaune, puis au blanc. Vibrantes, haletantes, elles  semblaient vouloir gagner la terre. Mais elles ne jouaient de leurs pulsations colorées que pour illusionner Rachid, alors qu'elles trônaient et stagnaient dans l'infini. Toutes ailes déployées dans le firmament, l'étoffe astrale, constellée de diamants, planait au-dessus des hauts plateaux. Rachid perçut le chant des nébuleuses. Il leva encore plus haut la tête et alla au-devant des filles messagères de la nuit, ces fidèles compagnes qui, depuis le commencement des temps siégeaient toujours au même endroit. Rachid entrevit un équilibre dans le néant, dans ce noir bleuté où des lointains soleils  flottaient avec la légèreté d'un grain de sable.
Vers quatre heures du matin, le  ciel  se révéla  d’abord sous  un aspect gris et fade. Rachid roulait à vitesse maximum. Il éteignit ses phares. Aucune voiture ne le croisa.  De grands arbres balisaient la route. Le jour se levait. Des flammèches  rouges surgirent et s'infiltrèrent entre les sombres laines d'une rangée de cyprès, dont les ombres s'étiraient  jusque sur le maquis arborescent. Puis des flammeroles titillèrent les cimes frissonnantes des grands arbres. Soudain, à sa droite, des branches, secouées par une brise matinale, firent paraître des morceaux de braises : à l'est, derrière les montagnes du Djurdjura, le soleil entamait son ascension. Il chassait les derniers vestiges de la nuit et rétablissait l’azur dans sa suprématie. De chaque côté de la route, alternaient à perte de vue des champs de hautes herbes vertes et blondes, délimités par des haies de roseaux échevelés, comme d'épaisses fourrures mollement coiffées par le vent. Passant par Douera, Rachid reconnut des sites familiers. Ici, un tournant bordé de buissons où foisonnaient les baies sauvages et les lentisques. Là, des peupliers badigeonnés de chaux à leur base, courbaient tout en haut leurs branches qui formaient entre elles une profonde tonnelle de feuillage. Ces colosses sans histoire, malmenés par les vents, les pluies, la foudre et le soleil, affrontaient le temps avec patience...
                                                                                     * * *
                                                         Vingt et un jours ailleurs
                                 Une auto psychanalyse qui nous réconcilie avec nous-mêmes
                 Vous êtes persuadé d'avoir raté votre vie ? Un enfant vous fera changer d’avis !
Vous avez dépassé la cinquantaine et vous êtes seul. Votre carrière, votre vie privée, votre famille, tout semble vous glisser entre les doigts… Le bilan n'est pas rose, et vous vous penchez sur votre passé, en pèlerinage sur les lieux de votre enfance, passer vingt et un jours ailleurs… Le passé et le futur se rencontrent au présent. Vous vivez alors une aventure extraordinaire : votre quartier, votre rue sont là, tels qu'ils étaient il y a 40 ans… Et un enfant de 13 ans, avec lequel vous vous liez d'amitié... Vous l’exhortez à ne pas s'engager dans la voie que vous avez choisie, tandis qu’il vous convainc du caractère exceptionnel de votre itinéraire…

                                                                        EXTRAIT
Myriam le conduit alors à une centaine de mètres plus loin, devant un parterre de fleurs saisonnières. Elle retire une photo de son sac :
- Je ne m’en sépare jamais… Voyez, il commençait à peine à marcher. Nous l’avions emmené chez un photographe. Nous pensions qu’il valait cette orange dont il ne voulait pas se séparer. Nous avions essayé, en vain… Je crois me souvenir qu’il n’avait jamais autant pleuré. Finalement, il a gardé cette orange… Voyez son regard, ne trouvez-vous pas qu’il y a une tristesse et une inquiétude bouleversantes ?
- Oh que oui, madame…
« Vous voyez ce bouquet de bougainvilliers, au centre ? Eh bien, c'est là qu'il a enterré son canari… Il avait planté une petite croix, à côté…  Mais depuis le temps, le jardinier a dû l'enlever… ». Fabrizio lui fait remarquer le caillou marbré posé en cet endroit. Oui, elle s’en souvient, son fils l'avait placée là en guise de stèle funéraire… Elle poursuit : « Sa sœur a eu un poisson rouge qu'ils ont appelé Ulysse. Quant elle l'a trouvé mort dans son bocal, il a exigé que nous l'accompagnions à l'arrière-port… Là, il l'a mis à l'eau, nous avons observé une minute de silence et il lui a rendu les honneurs de la guerre en le saluant. C'était il y a trois ans… Depuis, il n’a plus voulu d’animal à la maison… Il tient un journal et il y trace la courbe de ses joies et de ses tristesses… Il se gargarise de maximes, bien trop sérieuses pour son âge. On peut lire dans sa chambre, au-dessus de son bureau, une citation d’Albert Camus : La seule chance de survie au malheur est de tourner au tragique… À son âge ! Son père et moi, nous en sommes consternés…
- Qu’attendez-vous de moi ?
- Je me le demande, finalement… Quelle présomption ! Comment puis-je espérer que vous détourneriez mon fils de ses utopies ?… Il doit rentrer en octobre dans une école d’ingénieurs, alors que vous êtes tout ce qu’il voudrait être ! C’est absurde.
- Pas si absurde que cela… Des enfants comme le vôtre, il y en a des milliers de par le monde, même si chaque enfant est unique en soi. Peut-être… devriez-vous vous pencher sur les raisons qui ont fait de lui ce petit être à part… À ne pas en douter, il est doté d’une sensibilité peu commune… Dans la vie, tout se joue avant cinq ans. Je n’invente rien, les psychologues le disent…
Et Fabrizio glisse insensiblement sur la pente de sa propre histoire. Il ne se doute pas un instant des conséquences de sa maladresse à vouloir faire passer sa confession pour celle de quelqu’un d’autre, alors qu’il raconte un épisode de son enfance, donc de celle de Brizi. Malgré la transposition de quelques détails, le subterfuge, loin de berner Myriam, ne fait que ressurgir une douleur du passé ; en ce souvenir d'un fils sevré trop tôt de l'affection de ses parents naturels…
« Oh, monsieur, mais il s'agit là de mon fils ! C'est son histoire, c'est lui qui vous l'a racontée… C'est lui, n'est-ce pas !… affirme-t-elle en pleurant. Nous l'avions placé dans une famille d'accueil dans le Sud, pour des raisons de santé. Des gens bien, avec des enfants, dans une ferme… Comment pouvions-nous imaginer qu’il ne serait pas heureux, et qu’il ne se serait pas habitué à ses parents adoptifs ? Les médecins nous avaient assurés qu’un enfant s’intègre facilement dans une cellule familiale, du moment qu’il est entouré d’affection… Cette famille n’a pas été à la hauteur, et je ne l’apprends qu’aujourd’hui, de la bouche d’un… excusez-moi, d’un étranger ! Dieu, ce que nous avons manqué de discernement !… »
Myriam Conti est effondrée. Fabrizio, non moins bouleversé, lui offre son bras et ils vont s’asseoir ailleurs, à l’abri des regards indiscrets. Il tourne la tête, ne pouvant soutenir le regard noyé de larmes de sa mère. « C’est son histoire, son histoire ! poursuit-elle. Il vous a tout raconté… Mon mari allait le voir tous les ans. Un hiver, c'est moi qui suis allée… Il avait six ou sept ans… J'étais enceinte de ma fille Émilie… J'y suis restée deux semaines… Le dernier soir, il a tenu à ce que je dorme dans son lit… Il s’est serré contre moi, toute la nuit… Quand il m'a fallu partir au petit matin, je m'en souviens, il faisait très froid, j'ai voulu raviver le feu du poêle et la bûche m'est tombée des mains… Mon petit s’est redressé soudain, comme mû par un ressort, et il a sauté sur mon dos, il s'est agrippé à mon cou de toutes ses forces, en sanglotant. Il était terrorisé, comme s'il se noyait, j’étais sa bouée de sauvetage… Je n'ai pas compris, j'ai été sotte, inhumaine… Comme ai-je pu partir, ce matin-là… alors qu’il m’appelait : «  Maman… maman !… »
Fabrizio se doit d’endiguer la douleur de Myriam, en larmes et anéantie. Il n’a pas le sentiment de mentir en improvisant, et en s’efforçant d’être persuasif :
- Non, non !… Il ne m'a rien raconté de tout ça, je vous le jure… Je vous l’ai dit, partout dans le monde des milliers d'enfants vivent ce genre d’histoire. La mienne, et celle de votre fils sont une coïncidence…
- Peut-être me dites-vous la vérité… Mais je l’ai tout de même abandonné.
- Vous ne pouviez pas faire autrement, puisqu’il était malade… regardez-le, maintenant, c’est un jeune homme plein de fougue.
- Il en a sûrement gardé quelques séquelles, qu’est-ce qu’on en sait ?
- Moi, je peux vous garantir que c’est très solide un petit bonhomme de la trempe de votre fils.
- Vous allez lui parler ?
- Ne vous inquiétez pas, pour cette école. Il ira et ce sera un bon élève.
« Oh, merci, vous êtes un ange !… » dit elle, enfin rassérénée, et en s’épongeant les yeux. Vous, vous avez énormément souffert, n’est-ce pas ? Excusez-moi, mais je l’ai senti le soir de la première, dès que vous êtes entré sur la piste, ne me demandez pas pourquoi… Vous êtes un homme seul… Vous l’avez toujours été… ». Fabrizio ne répond pas, mais convaincu de pouvoir dissocier son histoire de celle de Brizi, il évoque comment la nuit, enfant, il s'endormait la tête orientée vers le Nord, en direction de sa ville natale… Comment il s'inventait des sœurs et des frères quand, autour de lui, des gamins de son âge se vantaient d'en avoir sous leur toit… Il mentionne ses châtiments corporels, ses privations, ses humiliations…
Myriam couvre son visage de ses mains. « Nous ne savions pas, nous ne savions pas… », balbutie - t elle, rattrapée par son chagrin et parce que l'enfance de cet homme se confondait tellement avec celle de son fils… Submergée de compassion, elle l’étreint et l’embrasse, cédant à son pur instinct maternel…
Myriam et Fabrizio se regardent avec l’aisance de deux personnes ayant confiance l’une en l’autre. Elle entr’ouvre les lèvres, hésite un instant puis dit avec contentement :
- Je suis enceinte de mon troisième enfant… Curieux que je vous l’annonce à vous d'abord, avant mon mari…
- Il vous rend heureuse ?
- Oui… Je veux plein d'enfants de lui. C'est un homme admirable, secret, mais si bon, si généreux… envers tout le monde.
- Appelez votre fille Bétia… Si c'est une fille…
- Oh, vous ! Votre métier de magicien vous réussit ! Mon mari voudrait qu'on l'appelle comme ça. Il a une sainte admiration pour Bétia la nièce du Pharaon. C'est elle qui a recueilli et élevé Moïse…
Fabrizio revient de la buvette d’où il est allé chercher deux Orangina. Ils aspirent leur boisson à l’aide d’une paille, face à face, l’air amusé, comme deux amis à l’issue d’une épreuve commune. Elle le remercie et rit, en lui signalant que son fils a le même tic que lui, ce geste de remettre en place une mèche de cheveux, sans que ce ne soit nécessaire.  Elle lui demande s'il aime son métier, avouant qu'elle avait constaté son embarras lors des applaudissements du public. Il reconnaît la justesse de ses observations. Sa profession véritable, c'est la réalisation de films. Mais, depuis deux ans, il ne se consacre qu'à l'écriture, une sorte de retraite, là où il n’a de comptes à rendre à personne… Elle serait désireuse de lire ses œuvres. Il confesse et déplore qu’aucune n'ait été publiée encore. Le seront-elles jamais ? Deux pièces de théâtre, et trois manuscrits végètent dans ses tiroirs. Son instinct maternel perçoit dans les yeux du magicien un vécu haut en couleurs nimbé de force tranquille. Et, posant affectueusement sa main sur son bras, elle lui prédit solennellement que ses romans trouveront très prochainement leur public, s'il persévère… Elle en est persuadée.
Elle parle de Brizi qui lui aussi nourrit, entre autres, l'ambition d'écrire, quand il sera grand. Ses poésies et ses nouvelles sont fort prometteuses. Le danger est qu’il excelle en arts, en lettres et en travaux manuels. Il a tendance à se disperser. Elle a lu ses sonnets qu'elle sait être adressés à Jacqueline, cette jolie et sensuelle jeune fille qui se fait les griffes sur son naïf et idéaliste de fils… La communion de Myriam et de Fabrizio se poursuit sur fond de lointains bruits du village qui s’évaporent dans le bleu du ciel. Myriam a un sourire navré de mettre un terme à ce moment privilégié que tous deux aimeraient prolonger. Elle se lève, parce qu’il lui faut rentrer chez elle. Il l'accompagne jusqu'à l'arrêt du tramway et il décide de pousser plus loin sa visite des environs…
                                                                                                  * * *
                                                                    REQUIEM POUR UN PÈRE
                                                              LA PART DE L’ANGE ET LA PART DU DIABLE

         JE VENAIS DE TERMINER MON SECOND LIVRE, « VINGT ET UN JOURS AILLEURS », L’HISTOIRE D’UN ÉCRIVAIN PARVENU AU BOUT DE SON CHEMIN DE CROIX… PLUS LES JOURS PASSAIENT, PLUS LA BLESSURE DE CE « PETIT PRINCE DEVENU GRAND » DEVENAIT MIENNE. N’ÉTAIS-JE PAS, MOI AUSSI, PÈRE DE DEUX ENFANTS DU MÊME ÂGE QUE LES SIENS? JUSQU’OÙ UN PÈRE SERAIT-IL PRÊT À ALLER, PAR AMOUR POUR SES ENFANTS ? DERRIÈRE QUEL MASQUE UN PERVERS POURRAIT-IL SE CACHER ?
          LA BLESSURE N’ALLAIT PAS EN S’ATTÉNUANT. ELLE SE TRANSFORMAIT EN UNE SORTE D’OBSESSION. JE LUTTAIS POUR M’EN DÉBARRASSER, RUSAIS EN ESSAYANT D’ÉCRIRE UN  NOUVEAU ROMAN, ET CONSULTAIS MÊME UN PSYCHOTHÉRAPEUTE. BIEN INUTILEMENT, LE TRANSFERT ÉMOTIONNEL S’ÉTAIT EFFECTUÉ DE FAÇON IRRÉVERSIBLE. ET LA SEULE FAÇON DE LE CANALISER ÉTAIT DE DONNER CORPS À L’HISTOIRE QUE JE M’INTERDISAIS À TORT OU À RAISON D’ÉCRIRE.
          LA TRISTE ACTUALITÉ SUR LA PÉDOPHILIE ET L’ENLÈVEMENT D’ENFANTS, TANT EN EUROPE, QU’EN AMÉRIQUE DU NORD, NE CESSAIT DE M’INTERPELLER, À TEL POINT QUE LA TRAGÉDIE DE CET INCONNU AU MANTEAU GRIS SERAIT AUSSI CELLE DE L’ÉCRIVAIN DONT PARLE « 21 JOURS AILLEURS ».
          LONGTEMPS, JE ME SUIS DEMANDÉ SI J’AVAIS LE DROIT DE RELATER LE DRAME DE CET HOMME. PRÈS DE TROIS ANS PLUS TARD, À L’APPROCHE DE L’AUTOMNE 2006, MES DOUTES ET MES SCRUPULES S’ÉTANT ESTOMPÉS, J’ENTREPRENDS AUJOURD’HUI, LE 26 SEPTEMBRE 2006, DATE DE MON ANNIVERSAIRE, LA RÉDACTION DE CETTE HISTOIRE. SOUTENU PAR LA CONVICTION QUE LE DRAME DE CE PÈRE A ÉTÉ, EST, ET SERA HÉLAS ENCORE CELUI D’AUTRES PÈRES ET MÈRES, PARTOUT DANS LE MONDE.
          EUT-IL MIEUX VALU QUE JE NE TE RENCONTRE PAS, AMI ÉTRANGER, TOI QUI T’ES DISSIPÉ DANS UNE VISION TUMULTUEUSE D’EAU ET DE NEIGE, COMME UN PERSONNAGE DE CONTE D’HIVER ? J’AURAI TANT AIMÉ CONCLURE UN PACTE, CELUI DE NE PAS TE DÉPOSSÉDER DE CET EMBRYON D’HISTOIRE EN LA DÉVELOPPANT AVEC TOI OU EN TE LA FAISANT ÉCRIRE TOI-MÊME.
          METTRAI-JE À PROFIT LA TRAGÉDIE D’UN AUTRE, EN FAISANT MIENNE SON HISTOIRE? JE N’AI PAS ENCORE TROUVÉ DE RÉPONSE QUI ME SATISFASSE OU ME LIBÈRE DE CE SENTIMENT DE CULPABILITÉ. JE NE PUIS ÉPROUVER QUELQUE APAISEMENT QU’EN DÉDIANT CE LIVRE À TOUTES LES MÈRES, À TOUS LES PÈRES QUE LA JUSTICE DES HOMMES N’A PAS CONSOLÉS OU QUI ONT ÉTÉ DÉPOUILLÉS DU BONHEUR DE VOIR GRANDIR LEURS ENFANTS.
                                                                                                                                                                   R. L. SEPTEMBRE 2006

C’était une matinée de décembre 2003 à Montréal, sur une rive de l’île Sainte-Hélène. J’étais venu prendre des photos du panorama enchanteur de la ville, qui s’étirait comme un ruban dentelé, fabuleux, baignant dans un univers ouaté de neige et de brume. Je m’approchais le plus près possible du fleuve Saint-Laurent qui grondait et dévalait par vagues tumultueuses, charriant de gros blocs de glace. Et je vis là un homme, un solide gaillard d’environ 55 ans, recroquevillé, l’air accablé, une main enfouie dans les poches de son manteau gris, l’autre tenant entre ses doigts une cigarette allumée qu’il ne fumait pas. Il me fit penser à un gladiateur épuisé, comme s’il venait de sortir d’une arène après d’âpres combats. L’idée, que j’avais surpris un homme prêt à se suicider, m’effleura. Mais je me rassurais aussitôt et par l’absurde : qui songerait à se suicider ici, par un temps aussi glacial, alors qu’il y avait d’autres lieux plus commodes pour le faire ? Je m’approchais lentement de cet homme, le saluai et lui demandai tout naturellement si ça allait. Il garda le silence un instant, trop occupé à fixer le rapide, puis me dit sans me regarder : « Je vais tuer un homme… ». Avec ses cheveux bouclés et son ample écharpe mal nouée autour du cou, il me fit penser à l’illustration du Petit prince de Saint-Exupéry… Mais, c’était comme si ce petit prince devenu adulte portait encore sur ses épaules tout le chagrin du monde. « Ma fille est dans un hôpital psychiatrique… Demain, je vais tuer un homme, un chien de pédophile qui a abusé de mon fils et traumatisé ma fille… » Et il me raconta brièvement son histoire, une histoire terrifiante, à glacer le sang des veines de tout homme, de toute femme, dignes de ce nom.  « Non, non, ne faites pas ça, vous allez ruiner votre vie. Portez plainte... » l’adjurai-je. Il me coupa net :
- On m’a envoyé paître, parce que mes enfants sont majeurs...
- Eh bien, que vos enfants...
- Ils ne veulent plus rien savoir, ils me disent de me mêler de ce qui me regarde... Vous avez des enfants ?
- Oui...
- Je ne vous souhaite pas de découvrir un jour que vous n’êtes qu’une relique pour eux et qu’ils sont allergiques à tout ce que vous représentez...
- Pourquoi, que faites-vous dans la vie ?
- Ébéniste...
          Puis, croyant atténuer son désarroi, je lui dis :
- Alors laissez faire le temps, un jour ils...
Et mon inconnu me cloua le bec : « Le temps ? Ce qui s’est passé, il y a 15 ans, c’est comme si ça s’est passé aujourd’hui, là, dedans ! » précisa-t-il en se martelant la poitrine du poing. Je ne fus pas surpris de l’entendre me révéler des choses intimes sur son épouse et ses enfants, il avait soif de parler, soif d’être écouté, comme dans l’imminence d’un voyage sans retour.
Comment réagirais-je si pareille histoire devait m’arriver ? Et je m’entendis répondre, sans m’étonner une seule seconde de la violence qui jaillit du tréfonds de mon être : « Comme lui! Je pourchasserais ce monstre, fut-ce jusqu’à la fin de mes jours, et le tuerais de mes propres mains ». Je lui proposai de nous revoir, histoire de prendre un verre, croyant justifier ma hardiesse en lui précisant que j’étais écrivain. Il ne me regarda ni ne me répondit. Ses yeux d’aigle se portaient de plus en plus loin. Ils suivaient la trajectoire vertigineuse des eaux gelées. Et j’eus honte. Honte d’avoir osé m’immiscer dans sa vie, si délibérément.
Une sonnerie de téléphone retentit en amont de la berge. Mon amie qui sirotait un café au lait dans ma voiture, bien au chaud, m’appela. J’escaladai les quelques mètres qui me séparaient de mon cellulaire et revins aussitôt retrouver mon inconnu. Il avait disparu. J’entendis, malgré le tumulte des eaux, comme le bruit d’une chute de grosse pierre. J’ai cru, un très bref instant, la mort dans l’âme, qu’il s’était jeté dans le fleuve… Je cherchais, en aval, la moindre chose qui ressemblerait à un corps flottant, je courais sur la berge en criant « Monsieur, Monsieur… » Puis ce fut comme un bruit salvateur, celui d’une voiture qui démarra en trombe. Et je m’accrochai alors à cette certitude que mon inconnu ne s’était pas suicidé mais envolé pour accomplir sa vengeance…
                                                                                               *****
                             DE LA POSSIBILITÉ D’UN CINQUIÈME ÉVANGILE
                      L’évangile selon Jacques Yaacov, frère de Jésus Yoshouah, tous deux juifs
Ainsi aurait parlé Jésus Yoshouah, selon son frère et disciple Jacques Yaacov  (non reconnu par le Vatican)
                                                                              Avertissement
Pourquoi un cinquième évangile ? Parce qu’une lecture des quatre évangiles met en évidence l’objectif systématique animant Matthieu, Marc, Luc et Jean : dénigrer, voire diaboliser sans exception les prêtres, les scribes et les pharisiens, les tenants de la religion mosaïque instaurée depuis près de deux mille ans au sein d’un peuple monothéiste et dont ils faisaient pourtant partie.
Avant Paul, ces apôtres (dont seulement deux, Matthieu et Jean, auraient côtoyé Jésus), furent les catalyseurs des retouches ponctuelles que d’autres apporteront au Judaïsme, au cours des décennies suivantes, et jusqu’à sa quasi totale abolition au profit d’un nouveau concept : le Christianisme. Depuis, il a été fort commode pour le Christianisme de statuer qu’il y aurait dorénavant un ancien et un nouveau testament.
Il fallut à ces quatre hommes un vecteur crédible, et ils le trouvèrent en la personnalité charismatique de Jésus, lui attribuant après sa mort des faits et gestes surnaturels pour atteindre leurs objectifs.
Partant du postulat qu’une personne honnête -pratiquant sa religion et exerçant un fort ascendant sur son entourage- refuserait qu’on lui attribue des facultés divines au point d’en faire un Messie Fils de Dieu, pourquoi ne pas appliquer le même postulat au cas Jésus ?
Pourquoi le juif Jésus, de son vivant, ne se serait-il pas offusqué d’être divinisé, quand son enseignement et ses actes n’étaient autres que l’expression d’un humanisme universel et d’une tolérance à bon escient ?
Pourquoi n’estimerait-on pas que la rédaction des évangiles, postérieure à la mort de Jésus (entre 50 et 130 ans), ne soit en réalité que le témoignage partial d’hommes animés d’une admiration surdimensionnée pour leur guide spirituel ?
Le Cinquième évangile selon Jésus, révélé à son frère Jacques, prend le parti d’un Jésus homme humble et sage, plein de compassion pour son prochain, et assumant pleinement sa destinée. C’est l’hypothèse réaliste des faits, tels que Jacques aurait pu les décrire.

                                                                                    *
Après la généalogie dressée par Matthieu, les noms et lieux cités dans ce texte sont à consonance hébraïque, par souci de fidélité aux textes anciens. C’est celui de la Bible de Louis Second similaire à la Bible de Jérusalem qui a servi de référence au présent ouvrage. Le véritable sens biblique de « fils de l’homme » est «être humain». Béni Adam, en hébreu =  Fils de la Terre, par analogie à « Adam tiré de la Terre ». Par conséquent l’expression « fils de l’homme » se rapportait à tous et ne désignait pas spécifiquement un être transcendant, en l’occurrence le Messie ou le Fils de Dieu.

                                                                                   *
Cet essai aurait pu aussi bien s’intituler L’évangile selon Yéshou’ha (Jésus) révélé à son frère Yaacov (Jacques). Pourquoi un cinquième évangile ? Parce que une lecture des quatre évangiles met en évidence l’objectif systématique animant Matthieu, Marc, Luc et Jean : diaboliser sans exception les prêtres, les scribes et les pharisiens, les tenants de la religion mosaïque instaurée depuis près de deux mille ans au sein d’un peuple monothéiste et dont ils faisaient pourtant partie. Avant Paul, ces apôtres (dont seulement deux, Matthieu et Jean, auraient côtoyé Jésus), furent les catalyseurs des retouches ponctuelles que d’autres apporteront au Judaïsme, au cours des décennies suivantes, et jusqu’à sa quasi totale abolition au profit d’un nouveau concept : le Christianisme.
Il fallut à ces quatre hommes un vecteur crédible, et ils le trouvèrent en la personnalité charismatique de Jésus, lui attribuant après sa mort des faits et gestes surnaturels pour atteindre leurs objectifs. Partant du postulat qu’une personne honnête -pratiquant sa religion et exerçant un fort ascendant sur son entourage- refuserait qu’on lui attribue des facultés divines au point d’en faire un Messie Fils de Dieu, pourquoi ne pas appliquer le même postulat au cas Jésus ?
Pourquoi le juif Jésus, de son vivant, ne se serait-il pas offusqué d’être divinisé, quand son enseignement et ses actes n’étaient autres que l’expression d’un humanisme universel et d’une tolérance à bon escient ?Pourquoi n’estimerait-on pas que la rédaction des évangiles, postérieure à la mort de Jésus (entre 50 et 130 ans), ne soit en réalité que le témoignage partial d’hommes animés d’une admiration surdimensionnée pour leur guide spirituel ?
                                                                                         *
L’évangile selon Jésus, révélé à son frère Jacques, prend le parti de l’hypothèse que Jésus fut avant tout un homme d’humilité, de sagesse et de probité, en avance sur son temps. Après la généalogie décrite par Matthieu, les noms et lieux cités dans ce texte sont à consonance hébraïque, par souci de fidélité aux textes anciens. C’est celui de la Bible de Louis Second similaire à la Bible de Jérusalem qui a servi de référence au présent ouvrage. Le véritable sens biblique de « fils de l’homme » est «être humain». Béni Adam, en hébreu =  Fils de la terre, par analogie à « Adam tiré de la Terre ». Par conséquent l’expression « fils de l’homme » se rapportait à tous et ne désignait pas spécifiquement un être transcendant, en l’occurrence le Messie ou le Fils de Dieu.
                                                                                  PROLOGUE
Moi, Yaacov, disciple et frère de chair et de sang de Yéshou’ha, je lui ai fait le serment d’écrire ce témoignage, en mon âme et conscience et conformément à ce qui a eu lieu, nonobstant le récit de mon contemporain et ami Lévi, (Matitéyahou-Matthieu), et de celui de Yohannan (Jean). Je jure, par l’Éternel, que ce témoignage est le plus vrai qui soit. Pour la bonne et unique raison que mon frère Yéshou’ha est né, a vécu et est mort en Juif, crucifié par les Romains, qui régnaient sur la Judée, comme une multitude de juifs avant et après lui.
Sain de corps et d’esprit, jamais mon frère ne s’est pris pour le Messie dont parle la religion de nos ancêtres, à savoir une disposition d’esprit pour une fraternité terrestre. Jamais mon frère  n’a cru possible ou envisageable que le Créateur de l’Univers se fasse homme ou qu’il ait un fils. Une telle assertion ne pouvant relever que d’un paganisme honni par la loi de Moïse et que Yéshou’ha a toujours respectée.
Mon frère a mené une existence exemplaire, et son charisme lui a coûté la vie. Dans sa bonté et patience infinies, il ne s’est pas méfié de ses amis, qui ont été pour beaucoup responsables de son arrestation. Ceux qui l’ont côtoyé de son vivant et transcrit ses paroles, ses faits et ses gestes, Lévi et Yohanann, ont spécifiquement changé certains noms de notre groupe. C’est Lévi que l’on doit écrire et lire et non Matatiahou… De même, il se pourrait que d’autres changent la plupart des noms entourant l’histoire de mon frère, afin de les dissocier de leur appartenance judaïque. Sauf Juda, que les douze ont jalousé et auquel ils ont fait porter les conséquences de leur ambition insensée : créer un Messie à leur image.
Ainsi sera ostracisé le Judaïsme, et afin d’ouvrir la voie à une autre religion qui ferait de mon frère le Messie, fils de Dieu, une aberration qu’il a combattu durant toute sa courte vie.
Voici ce qu’il m’a dit  peu de temps avant sa mort :
« Ils veulent se couvrir de gloire… en inventant des choses qui ne sont pas et en insistant pour ce soit vrai… Ce que les Grecs et les Romains tiennent pour des légendes, eux voudront que leurs inventions deviennent vraies à force de rumeurs. Mon âme est triste jusqu’à la mort, ô Yaacov. Alors écoute, ô mon frère, le temps presse car les Romains qui nous gouvernent et nous oppriment font la chasse aux Juifs qui répandent la croyance en un Dieu unique, alors que leurs dieux sont légions et qu’ils disent que César est le dieu vivant de Rome et des Romains.
Mon enseignement m’a mis en grand danger, parce que l’on s’est rassemblé autour de moi pour m’écouter. Alors prends bien soin de consigner mes paroles, car d’autres pourraient en changer le sens. Notre groupe de douze, animé certes de bons sentiments, a cru bien faire en propageant et en fabulant certaines de mes paraboles, mais aussi en m’octroyant des pouvoirs que je n’ai pas. Cela m’a nui et nuira beaucoup à notre peuple. Nul besoin d’être prophète pour craindre et prédire ce qui surviendra. Aussi, note bien, je te prie, ce qui sort de ma bouche, toi mon frère de sang, fils de notre bien aimée mère Myriam et de notre bien aimé père Yossef.
Que tout cela soit consigné par toi, afin que ce qui aura été dit par d’autres à mon égard soit confronté le jour ou Dieu le jugera bon et qu’ainsi la vérité soit enfin révélée. Je ne suis pas le fils de Dieu, ni le Messie. Je ne suis qu’un simple mortel parmi les mortels. Nous le savons tous, le Messie est une disposition spirituelle de l’ensemble de l’humanité en vue d’une fraternité sans frontières.
Prends bien soin de ne pas montrer tes écrits à Lévi et à Yohann, de peur qu’ils ne te le confisquent afin que seuls leurs témoignages et ceux d’autres ralliés à leur cause soient pris en considération par les générations futures ».
                                                                                              *
Ainsi a parlé mon frère Yéshou’ha… Voilà dix-huit ans que mon frère est mort et qu’à mon tour je m’expose au même danger que lui par la continuité de son enseignement. Je demeure fidèle à la loi de Moïse, et suis opposé à Saül de Tarse, dénommé Poloç, dans sa volonté de rendre caduque la Loi des Anciens, et de déifier mon frère Yéshou’ha, en écrivant sur lui -plus de vingt ans après sa mort- son épître aux Thacélonikim (Thessaloniciens).
Fasse la providence que mon témoignage ne se perde pas dans la nuit des temps et qu’un jour des êtres éclairés puissent le confronter avec tout ce que l’on aura inventé sur mon frère. Amen.
                                                                                          * * *
                                                     
   RECHERCHE ÂME SŒUR ÉPERDUMENT
                                                            À la femme que je n’ai pas encore rencontrée !
C’est le récit de l’étrange et passionnant destin de Fabrizio Conti,
dans sa quête de l’Amour idéal… Une histoire qui concernerait chacun de nous,
à l’ère de l’Internet et des difficiles relations humaines.
Une alchimie d’anges, de femmes et d’hommes
où le Monde Céleste interfère avec le Monde d’en Bas, notre monde.
Le Destin ? Qu’est-ce que le Destin ?
Qui donc en a tissé la toile vibrante et changeante comme le spectre d’une étoile ?
Qui provoque ses variations d’humeur, faisant des pauvres mortels que nous sommes
un jouet livré aux caprices du hasard ?
                                                   Avant propos
L’âme sœur  sous entend généralement une compatibilité spirituelle et amoureuse parfaite entre une femme et un homme. Dans la vie courante nous évoquons une relation de ce type dans le sens d’âmes prédestinées à se rencontrer.
Selon « Le Banquet » de Platon : les êtres humains, à l’origine, auraient été constitués de quatre bras, quatre jambes et d’une seule tête à deux visages. Zeus, qui aurait craint leur pouvoir, les aurait coupé en deux, les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante.
Ce mythe de l'androgyne originel est également une des interprétations du récit de la création de la femme dans la Genèse. Selon Ramban[1] chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l'autre, dont il a gardé la marque, dans son corps comme dans son âme.
Le mot destin vient du latin destinare qui signifie déterminer, fixer. Par extension, il a pris le sens de « voyage au cours duquel les événements qui surviennent sont prédéterminés ». Ce mot suggère une explication à l’homme, et à la femme, qui se sentirait perdu et se demanderait quel est son rôle, quelle est sa place dans l’Univers. Cosmo vient du mot grec kosmos qui signifie ordre. Nous appelons l’Univers cosmos parce qu’il nous apparaît ordonné dans son unité comme dans sa diversité... Voltaire a dit « L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait point d'horloger. »

Dans ce tohu-bohu d’êtres peuplant le monde, les probabilités que deux “âmes soeurs” se rencontrent et s’unissent pour n’en faire qu’une sont infimes. Il y a donc de par le monde d’innombrables âmes solitaires, errantes, séparées, en quête de leur compagne. L’ère électronique, malgré la technologie sophistiquée de ses moyens de communication : cellulaires, Internet, Facebook, etc... ne fait, paradoxalement, que rendre encore plus improbables les chances de réussite d’une rencontre de ce type. Alors l’on invoque le Destin qui, combinant hasards et coïncidences, fait qu’un homme et une femme semblent destinés l’un à l’autre.
            Et lorsqu’une rencontre, qualifiée de providentielle se solde par un échec, ledit destin ne perd rien de sa crédibilité tant il continue de générer des espérances et des croyances.
                                                                                            *
            Cette fiction, s’inspirant de situations et d’évènements vécus, ménage tout simplement Dieu en ne le rendant pas responsable du Destin, et suppose que son œuvre terminée –notre actuel système solaire en la planète Terre-, Il soit affairé ailleurs, quelque part dans l’une des milliards de galaxies disséminées dans l’univers…
Armons-nous de candeur en supposant que, dans son infini sagesse, Il ait décidé de créer de nouveaux êtres à l’inverse de ce qui est écrit dans la Bible : au lieu du corps qui abrite l’âme –un corps visible et une âme invisible- ce serait l’âme qui enroberait le corps. Ainsi chacun de nous saurait, au premier coup d’œil, à qui il aurait affaire. Et le monde n’en serait que plus facile à vivre.
Comprenons Dieu : près de sept milliards de destins de femmes, d’hommes et d’enfants, à programmer et à gérer, à lui seul, serait une tâche impossible, même pour Lui !
Ne serait-il pas plus cohérent d’admettre qu’Il se soit adjoint des échelons de subalternes, et par conséquent qu’il ait confié l’administration de nos âmes au Destin que nous pourrions assimiler à un Premier Ministre ?
Nous le savons, pour avoir eu affaire à lui plus d’une fois, tout au long de notre existence, Le Destin est une entité à facettes multiples et à géométrie variable. Il peut être tour à tour judicieux ou incohérent, magnanime ou cruel. Ou inexistant, comme le disent ces deux maximes :
- L’avenir est un fantôme aux mains vides qui promet tout et qui n’a rien. Victor Hugo
- Ce que les hommes appellent communément leur destin, ce ne sont souvent que leurs propres bêtises. Arthur Schopenhauer

                                                                                        *
            Quant à moi, j’ajouterai : Le destin est une girouette agitée par les caprices du vent.
Et cet aspect inexorable du Destin s’acharnant sur des individus, comme s’il s’ingéniait à tester et à éprouver leur résistance ! Lesquels, pour les esprits cartésiens, feront dire qu’ils se sont eux-mêmes placés dans des situations prévalant leurs infortunes. En d’autres cas, Le Destin semble se réjouir à brouiller les pistes, à se contredire, à faire des pieds de nez aux vaines créatures que nous sommes. Par exemple, lorsque deux personnes ratent le rendez-vous qu’Il leur avait lui-même fixé. Il est comme cet enfant jouant dans son carré de sable et qui épuise cyniquement un scarabée en le détournant inlassablement de son chemin.
                                                                                          *
Peut-on déjouer les plans du Destin, par notre libre arbitre, ainsi que le préconise Peter Drucker : La meilleure façon de prédire le destin, c’est de le créer.
Les Anciens disaient que La Destinée était une divinité aveugle, impitoyable, et que ses résolutions étaient consignées de toute éternité dans un lieu où les autres divinités pouvaient les consulter sans les changer. Les trois Parques, Clotho, Lachésis et Atropos, étaient chargées d'exécuter ses ordres. Elles habitent « Les heures », un lieu voisin de celui des portes de l'Olympe, d'où elles veillent non seulement sur le sort des mortels, mais encore sur le mouvement des sphères célestes et l'harmonie du monde. Elles ont un palais où les destinées des hommes sont gravées sur le fer et sur l'airain, de sorte que rien ne peut les effacer. Immuables dans leurs desseins, elles tiennent ce fil mystérieux, symbole du cours de la vie, et rien ne peut les fléchir ni les empêcher d'en couper la trame.
                         De la nécessité d’un protocole de lecture
Voilà une décennie que je me proposais de raconter une histoire fantastique, sur le destin et le mystère des rencontres. Effrayé par le côté ambitieux et aléatoire d’un tel sujet, je ne parvenais pas à m’y atteler.
Mais, surtout, rien ne présageait, fin Mars 2010, que ma rencontre avec Catherine serait le facteur déclenchant de la rédaction de ce manuscrit. Journal intime,  fiction autobiographique, confession d’un enfant du 21ème siècle ? Tout à la fois, car il m’apparaît qu’aucun style littéraire ne suffirait à cerner mon propos des plus sérieux à mon sens, bien que beaucoup le qualifieraient d’aventure peterpanesque.
 Si , comme le dit Camus, la seule chance de survie du malheur est de tourner au tragique, ma tragi comédie se parera de fantastique, chaque fois que le tragique voudra l’emporter sur la comédie.

                                                                                    *
Début juillet 2010, je me résous enfin à écrire les premières lignes de ce roman à la fois magique et lamentable et dans laquelle je souhaiterais vous imaginer y prendre part,  vous, chère lectrice, et vous cher lecteur.
Peut-être m’interpelleriez-vous dans le sens de la préface des Contemplations, de Victor Hugo, disant : «  Hélas ! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! ». Car, quelque part, mon histoire pourrait être votre histoire, ma vie votre vie, et la solidarité affective notre dénominateur commun.
Il a fallu que ce récit se dote du postulat de l’existence d’un monde souverain, le Monde d’en Haut, parallèle au Monde d’en Bas, notre planète,  lesquels se côtoieraient dans l’instantanéité malgré les distances cosmiques qui les séparent. C’est dans le Monde d’en Haut, que siègeraient les décideurs de nos destinées.
Sitôt qu’une naissance survient dans une maternité, tandis qu’un bracelet d’identité est mis au poignet du bébé, l’Administration Céleste en prend note dans ses registres, au cœur d’une cité à la Manhattan, où tout est blanc et vaporeux : les personnages, les meubles, les accessoires, les ordinateurs. Il y aurait une similitude entre l’ambiance des bureaux du département Destin, là où des milliards d’informations s’échangent, d’un service à l’autre, et celle, surchauffée, des locaux de Wall Street ou de toute autre marché boursier en ébullition.
Comment en serait-il autrement, lorsqu’il s’agit de suivre en permanence l’évolution du trafic des êtres d’en bas, pour éviter le plus possible des télescopages et des réactions en chaîne intempestives, aux conséquences pas toujours heureuses. Bien qu’il y ait des aiguilleurs d’âmes, des contrôleurs de l’espace…
                                                      Notre postulat admettra aussi que :
- Des particules âmiques*(expression utilisée dans mon roman, L’homme qui voulait changer le monde) indolores sont injectées instantanément au nouveau-né, lui constituant ainsi un capital âmique, ces dons naturels dont il disposera ou non tout au long de son existence.
- L’âme d’un enfant de moins de cinq ans, mort prématurément, est accueillie instantanément dans le Monde d’en Haut… Et il grossit les rangs des Angelots Protecteurs, assignés par deux à chaque être humain. Ces oisillons ou moussaillons célestes, sont doués de transparence allant jusqu’à l’invisibilité tandis que leur présence se manifeste, en temps et lieu, par des rires de crèches et par des vibrations cristallines. Non instruits des choses de notre monde, ils s’interrogent quelquefois sur le comportement étrange ou le cheminement des êtres humains.

                                                                                                *
À titre d’exemple, si tel artiste trime toute sa vie, alors que les dons attribués à sa naissance lui présageaient une belle carrière, c’est pour une raison qu’il ignore. La fiche de l’ordinateur céleste est formelle : une mort accidentelle l’empêcherait de se rendre à destination.
 Mais ne serait-ce pas- là le propre de la destinée ? Non, répond l’Administration Céleste, lors de la naissance de cet artiste, le vœu de sa mère fut accepté et scellé : que son enfant vive longtemps. Le Ciel respecte les vœux prioritaires.
Dans l’acheminement des missives célestes il arrive, (comme dans nos bureaux de tris postaux), que les chérubins chargés de mission, un carnet de vol électronique fixé sur la poitrine, se trompent d’itinéraire ou confondent les destinataires. D’où des erreurs d’aiguillages préjudiciables aux êtres destinés à se rencontrer  et qui ne se connaîtront que plusieurs années ou décennies plus tard, ou jamais. Les agents du destin ne sont pas infaillibles, si l’on songe aux échecs de vie de couples.
Quelquefois, éclaboussés par le chagrin des hommes, nos Angelots se consolent  l’un l’autre, craignant que le Ciel ne s’en aperçoive, cet état d’âme n’étant pas de mise dans le Monde d’en Haut. Lorsqu’ils outrepassent leurs compétences, comme ce besoin irrésistible de provoquer une rencontre non programmée par l’Administration Céleste, ils sont sermonnés par l’ange instructeur Michaël.
                                                                                       * 
            Ce manuscrit, sur lequel je me suis attelé voici plusieurs années, relate l’existence de Fabrizio, une longue suite de tragi-comédies. Il est en bien des points ce noble chevalier à la belle figure inlassablement en quête de sa Dulcinée. Coriace dans son entêtement, c’est Jacob se battant contre l’ange de la mort. Le Destin aura maille à partir avec lui, tant il se voit trop souvent forcer la main. Sa détermination et sa patience sembleront payer puisqu’il rencontrera Catherine, son idéal féminin, en tous points identique à lui...
Oh là, voyez ! Voyez, là à Cannes, et ici à Montréal, deux êtres distants l’un de l’autre de 6000 km. Elle, c’est Catherine Brunat, la cinquantaine, la démarche souple et féline, cheveux lâchés. Lui, c’est Fabrizio Conti, le pas tout aussi assuré, et ne paraissant pas plus âgé qu’elle, bien qu’ayant une dizaine d’année de plus… Chacun se dirige vers son domicile, au rendez-vous quotidien avec leur ordinateur… Les voici consultant le site de rencontres où ils se sont inscrits, destinée.com.
Sans toutefois vendre la mèche, je vous révèle qu’ils se « reconnaîtront » avec la fulgurance de l’éclair, se parleront plusieurs heures par jour à travers leur webcam, laisseront leur amour virtuel transcender à un point tel qu’ils mèneront littéralement –même à distance- une vie de couple. Ils se rencontreront et s’aimeront comme  dans UNE SUBLIME romancE légendairE...
Ces deux-là sont à mille lieues de savoir ce que l’avenir leur réserve : un prix fort à payer, celui de l’explosion d’une supernova, à l’échelle humaine.
                                                                                           * * *

                                                  JUGEMENT DERNIER À JÉRUSALEM

              ​Quand les 3 religions dites monothéistes seront mises en examen

​                                                                Essai 

Si je parle de violence islamique, je dis parler de violence catholique,

                                       déclaration du Pape François, 1er Août 2016 à la face du monde

​                                                                       
                                                                        AVANT-PROPOS
Aucune mort, aucune exécution ne saurait être admise et entérinée, sous le prétexte d’une foi quelconque. Tuer au nom de Dieu – ce que Dieu lui-même interdit – ressort d’une aliénation mentale perverse, condamnable par la société des hommes.
L’auteur de ce réquisitoire surréaliste établit dès le début un postulat en trois points admissibles par l’ensemble des croyants, des agnostiques et des athées :
Si la planète Terre est une création « divine », il ne peut s’agir que de l’œuvre d’un Créateur unique.
L’homme, créature de Dieu ou issu de l’Évolution, est doué d’intelligence, donc de raison.
Trois religions monothéistes, et à fortiori antinomiques de par leur dogme, signifieraient Trois croyances en Trois entités divines distinctes associées à la création d’une même planète.
Le procès et le jugement, tels que traités dans cette fiction, s’appuient sur les deux premiers points de ce postulat... en vertu des disciplines rigoureuses ayant conduit la planète Terre à ce qu’elle est aujourd’hui de par ses accomplissements au chapitre des sciences, des arts et des lettres.
                                                                                             *
Dans son premier roman, L’homme qui voulait changer le monde, l’auteur évoque, entre autres, le principe de similitude de l’infiniment petit et de l’infiniment grand : puisqu’une cellule cancéreuse parvient à proliférer dans un corps humain jusqu’à l’anéantir, pourquoi n’en serait-il pas de même à l’échelle galactique ? Une planète cancéreuse ne pourrait-elle pas en affecter une autre ? Dans d’autres galaxies, tout comme dans la sienne ?
                                                                                              *
Le Jugement dernier à Jérusalem se déroule en juillet 2016 et met en scène les trois religions dites monothéistes, lors du procès que le Conseil des Galaxies Unies intente à la planète Terre de la galaxie Voie Lactée.
Au moment où se déroule cette fiction, il est établi que la souveraineté de chacune des galaxies de l’Univers est un principe inaliénable, si bien que toute planète peut librement se livrer à son autodestruction, qu’elle soit imputable à ses changements climatiques ou aux guerres géopolitiques enclenchées par ses habitants. Mais à la condition incontournable que ni les déchainements de la nature ni les aberrations religieuses des êtres peuplant cette planète ne soient attribués au Grand Architecte de l’Univers, sous peine de déclencher inexorablement l’ingérence de l’une de Ses galaxies.
Or, telle est la situation sur la planète bleue de la galaxie Voie Lactée, en ce mois de juillet de l’an 2016 : trop de vies sont fauchées au nom du Grand Architecte de l’Univers. Les dommages collatéraux irréversibles qui en résultent sur d’autres planètes situées hors du système solaire condamnent sans appel la planète Terre.
Le chef d’accusation du Conseil des Galaxies unies à l’encontre de la planète Terre ? La menace imminente qu’elle représente pour l’Univers ; en particulier pour la Galaxie Andromède M31-NGC224, plus précisément l’une de ses planètes, la SH26. La source du mal absolu a été identifiée : une onde mortelle résultant d’une distorsion de la Foi de l’une ou des trois religions dites monothéistes.
                                                                                               *
Trois sommités religieuses, le grand rabbin de Jérusalem, l’imam de la mosquée d’Omar et l’actuel pape de Rome venu les rencontrer pour un dialogue inter religieux, se retrouvent sur le banc des accusés du Palais de Justice de Jérusalem.
                                                                                                  *
Selon l'éminent astrophysicien Hubert Reeves,  ne niant pas l’œuvre d’un Créateur, étant composés d'atomes, nous sommes en quelque sorte des enfants du Big bang, des descendants lointains de ce phénomène céleste vieux de 13,7 milliards d'années, des « poussières d'étoiles ».
                                                             EXTRAIT, page 42
E S I, le juge extra galactique, s’adressant aux trois religions :
À bien comprendre la comedia del arte de vos trois religions monothéistes, le Christianisme dit au Judaïsme : Dieu t’a rejeté, c’est moi dorénavant qui suis chargé d’instruire les âmes du monde. Puis, voici que l’Islam rapplique pour dire au Judaïsme et au Christianisme : Nenni, nenni, Dieu-Allah vous a rejetés tous deux, c’est moi qu’Il a désigné comme unique porte-parole de Ses volontés.
L'ESI dit encore au Christianisme :
...Mais ce qui ressort de tout ce fatras de dogmes, c’est que les Juifs pratiquent exactement ce que votre Jésus pratiquait en son temps ! Il est tout de même insensé que le Christianisme s’ingénie à travestir l’enseignement du Juif Jésus depuis 2000 ans. N’est-ce pas la plus grande trahison dont le Christianisme se rend coupable envers celui même qu’il proclame adorer ?
Reconnaissons-le, Jésus est un beau mythe aux racines juives, mais trahi et falsifié durant plusieurs siècles, transformé en enfer par des esprits barbares, malsains et diaboliques, causant de millions de morts d’innocents. En vain, car la vérité bâillonnée, travestie, demeurera toujours la vérité.
Et à l’Islam : Par conséquent tout musulman peut décider de la fin de vie d’une ou plusieurs des merveilleuses créatures humaines, destinées à mourir de vieillesse, de maladie ou par accident. L’Islam accorde donc à ses adeptes le droit et le devoir de se substituer à Dieu ?
[note] Moïse Nahmanide (hébreu : משה בן נחמן גירונדי Moshe ben Nahman Gerondi, acronyme : רמב"ן Ramban, est un rabbin du 13ème siècle (Gérone, 1194 - Acre, 1270). À ne pas confondre avec Moïse Maïmonide, dit le Rambam.

 ​​​​