raphael.yvel@gmail.com
 

Téléphone Montréal :

1 514 485 9274

Téléphone Paris :


​​

Raphael A. LEVY

Dis-moi, Femme, qui est ton élu ?
Qui te possède ? Serait-ce une ombre,
Un demi-dieu ou un roi déchu ?
Dis-moi, Femme, es-tu verbe ou nombre ?Tapez votre paragraphe ici.

Car tu es belle comme l’onde
Et tu es le printemps qui revient.
Le nuage qui inonde,
Le commencement et la fin.
Dieu existe parce qu’il t’a faite femme.
Ô doux reflet de ton âme !
Liane qui se balance au gré du vent
Lèvres en pétales roses diamant.
Ô poème, demeure ! Oui, demeure que je puisse
Saisir et boire les paroles que tu sèmes.
Lumière au bord du précipice,
Qui, sans toi, me tisse un avenir blême.
Ô sirène, attends ! Je voudrai écouter
Ton chant qui, à ce qu’on dit, ensorcelle…
Fille de la mer, univers velouté,
Lèvres qui frémissent au vent teinté de sel.

Ô Femme, trois fois femme,
Reine parmi les fleurs,
Oiseau couleur de flammes,
Être, venu d’ailleurs…

****************************************************

Hymne à la Femme
Ô Femme, trois fois femme,
Reine parmi les fleurs,
Oiseau couleur de flammes,
Être, venu d’ailleurs !

Ô dessin de tes paupières,
Courbe de tes cils ailés,
Azur en amandes altières,
Fleur sans cesse renouvelée !

Tes yeux couleur de ciel,
Ton nez, pure merveille.
Lèvres au goût de miel,
Ô fruit à nul autre pareil.

Ta gorge, piédestal
Pour ton regard serti de soie.
Es-tu la Reine des Vestales
Ou la belle Hélène de Troie ?

Puis-je t’approcher, te parler,
Respirer l’air qui te frôle ?
Le bleu de tes yeux veloutés,
Exhale-t-il le chant du saule ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Je suis habité par le ciel et les nuages,
Je suis habité par l’univers et son âge.
La plus petite fleur
Est l’amie de mon cœur.

Je suis le prince des flammes dansant dans le soir
Et la goutte de pluie de cet orage noir.
Mon âme est un fil de soie entourant le monde...
Elle erre dans les cieux en éternelle ronde.

Je suis ce triste gars que vous rencontrerez
Au tournant d’une rue ou assis sur un quai.
Parfois, ce gai luron aux cent mille visages
Ou ce petit garçon qui croit aux beaux mirages.

Je suis habité par les joies et les misères,
Par la magie du verbe et les tristes prières,


Le rire des enfants
Et la rose des vents.
*************************************************************







À Louise Pellerin : Mea culpa

J’ai perdu un oiseau de perle,
Ô triste vent que je déferle !
J’ai perdu une fine fleur
Et je soupire d’heure en heure.

Un oiseau doux, tendre et docile,
Souvent rougissant et fragile.
Des yeux, faits de ciel et de mer,
Sont profonds comme l’univers...

Mon oiseau a posé un jour,
Au creux de ma main, son amour...
Mon oiseau de velours blond bleu
Est parti en pleurant un peu.

Mon oiseau a tremblé un soir,
Je l’ai senti dans ma main noire.
Et il a, en cherchant ma flamme,
Secoué ses plumes et son âme.

Il s’en est allé, chancelant
En avalant ses sanglots lents.
Mon oiseau, digne dans le vent,
Est allé où rien de l’attend...

Ô, bien avant, oui, bien avant,
Quand tu t’ébattais en rian
Et que je te guettais dans l’ombre
Je ruminais des idées sombres...

Mon oiseau de velours blond bleu
S’en est allé avec le vent
Et m’a laissé tout pantelant,
Errant et suppliant mon Dieu.


J’ai perdu un pan de soleil,
Un trésor de bijoux vermeils.
Par ma faute, je reste seul,
Enveloppé dans un linceul.

Moi, ce prince capricieux
Recevant un don des Cieux,
Je cherche ailleurs, moi l’odieux,
L’oiseau qui dansait sous mes yeux.

Magie du verbe
Tu me rends visite
Et disparais si vite !
Ne suis-je pas ta demeure ?
Pourquoi sonnes-tu l’heure ?

Le cri de le Terre
Vous vous nourrissez de mon corps,
Vous me sondez pour mon or,
Mes aciers, mes bois et mes pierres,
Et vous applaudissez, hommes fiers !
J’étais une sphère parfaite,,
Le cœur toujours en fête.
Mais la pire de mes créatures
A troublé ma nature...
L’homme, une espèce de ver,
Sorti de rien et de l’univers,
S’est dit maître de ma sphère,
Chaque année de mon ère.
Hommes, qui vous dites humains,
Que ne faites-vous avec vos mains :
Vous remuez la terre, arpentez le ciel
Et absorbez mon miel.
Vous dynamitez mes entrailles
Pour vos maison en pierres de taille !
Vous détournez mes eaux
Et me brûlez la peau !
Ô détestables sorciers,
Vos voitures avec mon acier,
Vos avions dans mes airs
Me tuent et je vous laisserai faire ?
De quel droit, poussières,
Vous partagez-vous ma terre ?
Vous vous entourez de frontières
Et vous en êtes fiers ?
De quel droit faites-vous sauter
Mes entrailles à en crever ?
Vos essais, vos bombes atomiques,
De plus en plus me paniquent.
Hommes de la Terre, je vous déteste :
Vos sages, comme tout le reste.
Hommes de la Terre, un jour, je m’arrêterai
De tourner. Et vous mourrez !

Solitude,
Quand la seule chance de survie
de la solitude est de se parer de splendeur…


Tu es belle,
Solitude,
Éternelle
Multitude.

Ma fidèle,
Mon amie,
Qui guérit
Mon coeur frêle.

Toujours là,
Toi et moi...
Ne rien faire
Et nous plaire.

Sois bénie,
Ma chérie
Qui sourit
Et nous lie.

Le clown et le Lion
Je suis le clown Tristana
Qui fait rire le monde aux éclats !
Je sais jouer du piano,
De la trompette et du saxo.

J'ai pris le nom de Tristana,
Parce que c'est moi que l’on bat,
Grâce à moi, tout le monde rit,
Je suis celui que l'on détruit.

Quand je m'appelais Rigolo,
Je récoltais tous les bravos.
Habillé d'or et de lumière,
J'étais à toutes les premières.

Mais quand un coeur devient trop vieux,
Lorsqu'on se rapproche de Dieu,
Il faut savoir rentrer dans l'ombre,
Des victoires, en oublier le nombre.

Je dors avec mon masque blanc,
Car je n'en ai plus pour longtemps.
Mon coeur ne bat plus comme avant...
Ah... il me lâche trop souvent…

Eh oui, je suis à la retraite,
J'accepte de jouer le bête.
Et je reçois des coups aux fesses.
Qui se soucie de ma détresse ?

Tout à l'heure, sous le chapiteau,
J'ai fait mon dernier numéro.
Je vais rentrer dans ma roulotte…
J'ai peur, j'ai froid et je grelotte.

Eh, tu es là, mon vieux Léo ?
Je sais, on veut vendre ta peau…
Léo le lion est trop vieux,
Lui aussi doit quitter les lieux.

Dis, serai-je encore Rigolo,
Avec mon costume en tonneau.
Entouré de milliers de franges,
Dis, ferai-je rire tes anges ?

Adieu, ô roi des animaux !
Dis, ta cage n'a plus de barreaux !
Dis, tu ne me reconnais pas ?
C'est moi, ton ami Tristana !

Mais réveille toi, mon Léo.
T'inquiète pas, car c'est là-hau
Que le soleil est le plus beau !
Allez, oublie le chapiteau.

Nous aimerons notre voyage
Tout là-haut sur de beaux nuages
Quittons la terre et qu'un souri
Nous habite avant de partir.

Mon Dieu, tu le sals, j'étais grand.
As-tu une piste d'argent,
Et une jolie caravane ?
Léo, verra-t-il ses savanes?

   

JE SUIS UN GLADIATEUR
 
Je suis un Gladiateur et je ne le savais pas...
Je suis ce Gladiateur, qui a tout perdu
et qui descend dans l’arène.
Oh, j’ignorais tout de la guerre et des combats
Je ne savais pas que nos sociétés organisées
étaient légions armées jusqu’aux dents...
Moi, je n’ai ni armes, ni bâton et je combats, les mains nues...
Mes ennemis sont invisibles, innommables, imprévisibles,
Ils sont nombreux et puissants.
Car ils ont pour nom Ignorance et Indolence,
Jalousie et Méfiance Cupidité et Malchance...
Je suis ce Gladiateur, qui a tout perdu.
et qui descend dans l’arène pour séduire ou vaincre la Dame Malchance

Vendredi, 1er septembre 2000

 

QUI SUIS-JE ?

poésies