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Raphael A. LEVY

LA PETITE INJUSTICE

RÉDEMPTION


Ressenti et critique littéraire de Julie Corbel, Paris 

Cette femme qui se livre à un combat contre elle-même et entre insidieusement dans une spirale infernale nourrie de remord, de regrets et de culpabilité... (entre nous, elle l'a bien cherché).. Elle a laissé dans son sillage une telle réputation que la vie lui a tourné le dos... Maggie doit faire face à une réalité qui la dépasse... Elle voit le spectre de son défunt mari partout... La névrose s'empare d'elle comme une  malédiction qui lui revient en pleine face...Alors, elle se souvient d'avoir vampirisé, salit, humilié par son "hémorragie verbale" son pauvre époux, d'avoir vécu à ses crochets et à ses côtés comme une dépravée...Elle est seule, veuve, face à ses péchés et croit devenir folle car son époux Justin apparaît partout, mais elle seule le voit...C'est alors qu'elle paye cher sa cruauté envers un mari exemplaire disparu il y a 15 ans déjà, dans la plus grande solitude, comme un chien... Les moments de lucidité de Maggie se confondent dans une sorte de psychose chronique bien ordonnée, elle se surprend même à devenir romantique... Elle croit alors à l'appui d'un homme d'église qui l'épaulerait à se racheter, se repentir... Elle qui n'avait jamais travaillé, se voue corps et âmes pour l'église, l'humanitaire, le bénévolat, où elle entre progressivement dans une sorte de béatitude qui la rend pitoyable et qui la métamorphose petit à petit... Le fantôme de Justin Lachance calme, posé, silencieux, souriant et serein, comme pour la narguer, disparaît et apparaît de plus en plus souvent non loin deMaggie...Cela semble tellement vrai aux yeux de cette femme
perdue dans les limbes du désespoir, est-ce bien lui ?est-ce une hallucination ?Pour elle, tout peut recommencer, elle lui parle, lui jure de l'aimer, le supplie... Elle y croit, elle lui implore son pardon... Il finit enfin par lui parler avec des "oui" ou des "non"... Elle veut son pardon, et le rejoindre où qu'il soit... C'est alors,Bienveillant, que Justin accepte finalement ses louanges dans un ultime saut de l'ange qui les emmène tous les deux peut-être dans un monde merveilleux...
Voilà la mini-synthèse de "Redemption" vue par Julie  (j'ai beaucoup réduit car c'était plus long sur mes notes).
Dans mon avant dernier e.mail, je vous ai dit que je ressentais ce récit comme une "nouvelle", non pas que je l'apparente au style de Stephen King, mais ça s'en rapproche un peu.. surtout vis à vis de l'aspect mystérieux, le côté violent et dépravé de l'héroïne avec tout ce que cela comporte... et enfin la part de fantastique sur le dénouement de l'histoire (génial le coup des anneaux à la fin), le côté obscur de ses flash-back et la détermination de cette femme qui, au départ n'a ni foi, ni loi et telle une "chrysalide de cloporte", se transforme progressive ment, la folie aidant, en un papillon docile et inoffensif à qui l'on donnerait le "Bon Dieu sans confession"...

LA PETITE INJUSTICE
Une tragi-comédie en 4 actes pour un personnage. Justin Lachance, pour s’ être obstinément et naïvement entêté à faire triompher la justice - sa justice - en une contravention qu’il estime n’avoir pas méritée, court à la catastrophe. Un personnage surréaliste et non moins humain qui, sous des allures « don quichottesques », soulève plusieurs questionnements sur les rouages de la justice... Et de sa relation avec son épouse Maggie et amour inconditionnel de sa vie.

Un deuxième volet suivra, en la pièce de théâtre RÉDEMPTION, ci-dessous

RÉDEMPTION

Le Repentir peut-il ressusciter un amour perdu?

deux pièces de théâtre

L ' ARGUMENT

C’est l’histoire de Maggie, une femme torturée par le remords et en quête de rédemption. Évoluant entre l’hystérie mystique et la résignation, le souvenir de son époux décédé à cause d’elle en fait une créature écorchée vif, bouleversante dans son aspiration au pardon qu'elle finit par obtenir...

*
Maggie is the emblematic figure of a woman tragedy, whose past life was of faible vertu, in her desperate quest for her redemption. She is tortured by her husband memory who died a long time ago because of her.
Ecorchée vive, her emotions make her running between a mystic hysteria and resignation, in her search for forgiveness that she indeed finally finds...


LE SYNOPSIS
Maggie, la trentaine, extravertie, une sensibilité à fleur de peau, séduisante et animée d’une verve à toute épreuve, est placée en garde à vue dans un commissariat. Elle aurait agressé une voisine, cette dernière s’étant moquée d’elle, quant à son entêtement à exiger de signer une pétition pour qu’une ruelle et un buste soient dédiés à son défunt époux, Justin. (Justin, personnage charismatique, est omni présent durant tout le récit, magnifié par un éclairage surréaliste et attristé de ne pouvoir intervenir dans le combat de son épouse qui, seule, a la faculté de le voir et de lui parler.)
Au commissariat, elle affirme l’avoir croisé, tôt ce matin, et que ce dernier aurait berné tout le monde en feignant son décès. L’officier de police est habitué aux frasques de la femme. Voilà plus de deux ans qu’elle va et vient dans l’église du quartier où Justin aimait se recueillir, qu’elle renouvelle ses avis de recherche, qu’elle l’attend à la sortie de l’usine où il travaillait, qu’elle arpente le marché où il se ravitaillait. En plus de s’être donné la mission d’immortaliser son époux, elle s’agrippe au projet fou d’ouvrir une garderie d’enfants, son seul remède pour compenser sa frustration de ne pas en avoir eu. L’abbé du quartier, accouru en toute hâte, la tire une fois de plus, d’une situation critique : on veut la faire interner sur le champ.
Sur le chemin de l’église, l’on découvre en Maggie un être tendre et généreux. Elle consacre la plupart de son temps à des actions de bénévolat, alors qu’elle survit à peine grâce au bien-être social. Il semble qu’il n’y ait que le prêtre chez qui elle accomplit bénévolement des tâches ménagères, qui lui prête une oreille attentive et qui ne doute pas de sa sincérité. À genoux, à cirer les boiseries de l’autel de la petite église qu’elle affectionne, ses pensées se bousculent : elle confesse ses péchés envers Justin, torturée par l’image de la cruelle et vulgaire créature qu’elle fut, quand elle le trompait et l’humiliait à plaisir.
Elle se souvient de la crise cardiaque qui l’emporta, et combien elle fut heureuse de se sentir débarrassée de cet époux naïf et tendre, mais encombrant et arrogant dans ses vues humanitaires. Elle se souvient de cette nuit de débauche, quand le fantôme de Justin lui apparut pour la première fois... Elle crut d’abord à une brève hallucination. Elle avait beau le rabrouer et le menacer, lui rappeler qu’elle n’était pas dupe de ses farces et de ses expériences holographiques, il demeurait souriant, étrangement beau et stoïque. Ce qui l’agaçait et la perturbait davantage.
Un jour, alors que ce visage tellement abhorré cessa de lui apparaître, Maggie fait le bilan de sa jeune vie. Son Justin commençait insidieusement à lui manquer... Le remords s’emparait d’elle et la dévorait chaque jour davantage. Maintenant qu’il n’était plus là, elle réalisait à quel point l’homme qu’elle avait épousé sur un coup de tête était de nature exceptionnelle. Et combien il serait aujourd’hui le havre de paix dont elle avait tellement besoin. L’incidence d’une telle révélation ne pouvait que changer le cours de sa vie et elle n’aurait de cesse qu’elle n’obtienne son pardon. Car lui seul, avant Dieu, pourrait l’absoudre de ses péchés.
Depuis deux ans, l’existence de Maggie est un long chemin de croix. Espérer et croire au retour d’un homme décédé est une vue de l’esprit que la société moderne ne peut cautionner. En pleine séance de thérapie et au plus fort de ses hallucinations, un médecin psychiatre accompagne Maggie jusque sur la sépulture de son époux, là où elle exige, sans succès, qu’on exhume le corps, prétextant qu’elle n’avait assisté ni à la mise en bière ni aux funérailles... Elle persiste dans sa croyance en un Justin immortel... Car, de son vivant, c’était un être exceptionnel et tout le monde s’accordait à dire que c’était un ange de sagesse et d’altruisme. Les anges avaient pour mission de protéger temporairement les êtres qui leur sont chers. Selon Maggie si Justin ne se manifestait que par intermittence, c’était parce qu’il redoutait de s’attacher à celle qui le fit tant souffrir.
Et vient ce moment de grâce où Justin lui apparaît pour de bon. Ils passent une soirée ensemble. Une nuit, Maggie s’échappe de l’hôpital psychiatrique, où l’on était parvenu à l’interner. Au cimetière, aidé par deux complices, elle tente d’ouvrir la sépulture de Justin, mais l’alarme est donnée. Poursuivie par la police et des infirmiers, elle est acculée à la rampe d’un belvédère dominant la ville. Justin est là. Elle implore son pardon, le supplie de la reprendre, lui promettant de nombreuses et belles années de bonheur tant elle sera la plus dévouée des épouses. Mais comment pourrait-il lui faire comprendre que leurs retrouvailles n’étaient qu’une simple interruption dans le cours normal du temps ? Il est contraint de quitter Maggie, dont il est encore amoureux et qu’on devra probablement interner.
Justin, n’étant pas de ce monde, est réclamé là où il appartient. Debout sur la rampe du belvédère, elle le prie de l’emmener avec lui. On pense qu’elle veut se suicider. Un infirmier l’approche, tente de la raisonner. Personne ne comprend que, lorsque Maggie se précipite dans le vide, ce n’est que pour prendre son envol auprès de son bien-aimé.
Le même jour on déterre le cercueil de Justin Lachance et l’on n’y trouve que deux alliances de mariage entrelacées...